Alors que le thermomètre s’affole en Suisse romande, la gestion de la canicule ravive le débat sur la surchauffe des bâtiments scolaires. Les départements de l’instruction publique misent sur la flexibilité, entraînant plusieurs établissements romands à renvoyer les élèves chez eux
Chaque année, le scénario se répète avec une régularité désormais alarmante. A peine les examens de fin d’année entamés, le thermomètre s’affole dans les salles de classe romandes. Fenêtres fermées, stores baissés, ou déménagement temporaire à la cave: l’école obligatoire n’est plus adaptée au climat de ce siècle. Conçus pour la plupart dans la seconde moitié du XXe siècle selon des normes thermiques obsolètes, les bâtiments scolaires se transforment en véritables bouilloires énergétiques, dérangeant le bien-être du corps enseignant et des élèves.
Face à cette réalité, l’heure des solutions d’urgence semble dépassée. Les autorités se retrouvent au pied du mur, contraintes de repenser l’infrastructure même de l’instruction publique. Trois axes majeurs de réflexion se détachent aujourd’hui, opposant l’efficacité immédiate à la durabilité écologique.
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Le troisième match de l’équipe de Suisse, mercredi soir à Vancouver contre le Canada, dira si la Nati termine première ou deuxième du groupe B. En amont, le débat a surtout porté sur le rôle à attribuer à Johan Manzambi après son doublé contre la Bosnie
C’était à Inglewood, faubourg de Los Angeles, dans le ventre du SoFi Stadium qui n’avait pas encore digéré la fin de match renversante de Suisse-Bosnie (4-1). «Pouvez-vous ne pas parler? Il y a une conférence de presse derrière ce rideau…» était venu rappeler un responsable du secteur à un petit groupe de suiveurs de la Nati qui s’étripaient à propos de cette question: Johan Manzambi doit-il désormais être titulaire en équipe de Suisse?
Pour certains, c’était évidemment oui après son entrée en jeu fracassante: deux buts, un pénalty provoqué, des courses avec ou sans ballon qui ont déchiré la défense bosnienne. Pour d’autres, le Genevois de 20 ans avait justement profité d’espaces qui n’existaient pas en début de match, face à des adversaires usés, et doit rester un as dans la manche de Murat Yakin. Ces deux avis sont respectables, le football n’étant pas une science exacte. L’un épouse plutôt la vision binaire des joueurs (je suis bon, je dois jouer), l’autre s’efforce d’appréhender la perspective complexe de l’entraîneur.
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ÉDITORIAL. La canicule fait désormais partie de notre vie. Elle nécessite une réorganisation, notamment dans les écoles afin d’éviter la cacophonie qui existe dans certains établissements ou villes
Quelle déception pour de nombreux écoliers lausannois! La Fête du Bois, tradition ancestrale de la capitale vaudoise, n’aura pas lieu ce mercredi après-midi. Les élèves âgés d’entre 6 et 8 ans ne défileront pas, costumés, de l’esplanade de Montbenon au parc de Milan.
Les autorités lausannoises ont pris cette décision en raison de la canicule. Un choix parfaitement raisonnable, mais qui interroge pour le futur. Désormais, la canicule fait partie de nos vies et il faut donc s’adapter, sans donner l’impression de découvrir chaque été que les températures augmentent.
Si l’on garde l’exemple de la Fête du Bois, on pourrait imaginer que désormais les cortèges aient lieu le mercredi matin. L’idée n’a rien de révolutionnaire et ne chamboulerait que peu la tradition.
Plus de doute, le dérèglement climatique nécessite à la fois de petites adaptations et de grands bouleversements. Tous les pans de la société sont concernés, dont l’école. D’ailleurs, les responsables de l’instruction publique n’ont pas découvert la chaleur cette semaine. Ainsi, dans le canton de Vaud, il existe depuis juin 2024 un «Guide pratique concernant les mesures à prendre en cas de fortes chaleurs». Mais son application est de la responsabilité des directeurs d’établissement et des enseignants eux-mêmes. Et dans la pratique, c’est la grande cacophonie: à Genève, une direction a écrit aux parents pour leur dire qu’ils pouvaient choisir d’envoyer ou non leurs enfants à l’école. Cela crée du flou, de l’incertitude et du stress pour les parents qui n’ont pas de solution de garde. A Lausanne, une enseignante a proposé que les enfants prennent leurs congés joker durant cette canicule. Ces congés – que les parents peuvent utiliser sans justification – ne sont pas du tout prévus pour de telles circonstances, et là encore cette suggestion est culpabilisante et inégalitaire.
Il est donc essentiel que les écoles prennent leurs responsabilités et que ces décisions ne dépendent pas du seul professeur. Dans chaque canton, elles nécessitent d’être adaptées au contexte; par exemple, les températures sont fort différentes à La Chaux-de-Fonds ou à Neuchâtel.
Sans tabou, des réflexions sont indispensables. Les cours doivent-ils être davantage concentrés sur le matin? Faut-il augmenter la durée de vacances en été? Par ailleurs, comment adapter les bâtiments scolaires et les cours d’école aux températures extrêmes?
Ces adaptations aux fortes chaleurs sont nécessaires, mais ne suffiront pas: il est vital que la lutte contre le dérèglement climatique redevienne un thème politique prioritaire et que des mesures fortes pour réduire les émissions de CO2 soient réellement prises.
Sur le dégel des fonds iraniens bloqués, sur la présence d’inspecteurs de l’ONU ou sur un retrait d’Israël du sud du Liban, la version iranienne correspond mal aux résultats dépeints par le vice-président américain
L’Iran entend bien se donner le beau rôle. Quels résultats attendre du protocole d’accord conclu par ce pays avec les Etats-Unis? Quelles suites viendront après les rencontres du «Lake Lucerne Summit», au Bürgenstock? Mardi au Palais des Nations de Genève, l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Ali Bahreini, s’est montré prêt à récolter les fruits des concessions des Etats-Unis, après qu’ils ont pratiquement tout cédé aux Iraniens. Sûr de lui, il n’a pas mâché ses mots. L’Iran a-t-il finalement gagné la guerre face à la première puissance mondiale et à son allié israélien? L’ambassadeur n’a pas eu l’outrecuidance d’aller si loin. Mais les choses, pour lui, sont claires: «Les Etats-Unis n’ont pas gagné cette guerre», répliquait-il. Avant d’ajouter: pour les Américains et les Israéliens, «c’est un échec, non seulement militaire mais aussi psychologique».
Sur plusieurs points très précis, le diplomate iranien a contesté le bilan des rencontres du Bürgenstock qu’avait fait la veille le vice-président américain J.D. Vance avant de quitter la Suisse. Le plus spectaculaire? Lundi, l’Américain avait maintenu qu’un mécanisme avait été mis en place pour un dégel éventuel des fonds iraniens bloqués par les Etats-Unis. Ce mécanisme devrait contraindre l’Iran à acheter «du soja, du maïs et du blé américain» avec l’argent ainsi débloqué. J.-D. Vance avait ainsi présenté cet accord – dont il attribuait l’idée au gendre de Donald Trump, Jared Kushner – comme «un deal typiquement trumpien». «Les fermiers américains s’enrichissent et l’argent va directement au peuple iranien» (et non à ses dirigeants), se félicitait le vice-président.
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Dans les rues, les transports publics, il nous semble voir de plus en plus souvent le vénérable éventail. Il est concurrencé par les ventilateurs électriques de poche, qui posent une question écologique
Les menaces sur l’emploi et la démocratie que fait planer l’intelligence artificielle sont telles qu’elles incitent, y compris des voix libérales, à sonner l’alarme. Est-il encore temps de parer au danger? Dans un texte peu connu, Karl Marx avait eu une intuition géniale qui pourrait nous éclairer
L’IA va-t-elle finir par nous dévorer? Alors profitons-en pour tout révolutionner. Son impact sur nos vies s’annonce si déstabilisant que même les esprits les moins soupçonnables de jouer aux Cassandre de la décroissance se sont mis à tirer la sonnette d’alarme. Ainsi, on a vu dernièrement dans les colonnes de ce journal le fondateur du Forum économique de Davos, Klaus Schwab, se faire le thuriféraire de l’Etat, comme garant ultime de la démocratie.
Plus à l’ouest, les princes (noirs ou blancs?) de la tech ont fait leur ce qui était jusque-là l’un des chevaux de bataille de la gauche, à savoir l’instauration d’un revenu universel, pour compenser les pertes d’emploi incalculables que l’IA fait planer au-dessus de nos têtes. Nul ne sait encore au juste quel sera le prix à payer pour l’entrée de l’IA dans nos modes de vie. Mais on devine d’ores et déjà qu’il sera lourd, trop peut-être.
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Trois productions inspirées par cette période dont un focus Hamlet. La scène du parc La Grange, à Genève, aura des airs de château hanté cet été
Dans Les Voüéces, Louis Bonard et Michèle Gurtner jouent deux nonnes enfermées dans une tour qui chassent le spleen en brodant, chantant et rêvant sur le destin de Berthe aux grands pieds (du 12 au 23 août). Dans Medieval Crack, le très inventif collectif Foulles propose une version animée des images sacrées du Moyen Age (les 26 et 27 août). Et dans Faire Hamlet!, Valeria Bertolotto croise la question existentielle du jeune prince médiéval avec sa propre condition de comédienne sur le déclin (du 15 au 26 juillet).
OPINION. C’est peut-être à Genève que l’idée initiale de la Fête de la musique a trouvé aujourd’hui l’une de ses formes les plus abouties. Là où la manifestation française est parfois devenue une gigantesque foire sonore, la Cité de Calvin a réussi à construire quelque chose de remarquablement cohérent, écrit le pianiste et codirecteur du festival Les Athénéennes Marc Perrenoud
Demander à un musicien professionnel et indépendant d’écrire sur la Fête de la musique est toujours un exercice un peu dangereux. Mais c’est aussi une tentation difficile à repousser. Dans nos milieux, nous adorons parler de la Fête de la musique. Nous adorons la critiquer, la tourner en dérision, l’appeler la «fête à la saucisse», rappeler que la matière première de l’événement, les musiciens, est souvent la moins bien traitée, et ressasser l’éternelle question des cachets dérisoires.
La première chose dont il faut se rappeler est que la Fête de la musique est une création française du début des années 1980. Et contrairement à ce que l’on entend parfois, l’idée est excellente. Elle s’inscrit dans un contexte culturel très particulier: celui d’un pays qui, après la Seconde Guerre mondiale, a construit avec une remarquable constance une véritable politique culturelle. Réseaux de théâtres, centres dramatiques, maisons de la culture, conservatoires, orchestres, festivals, salles de concerts: la France a développé un maillage exceptionnel du territoire et une vision claire de la place que la culture devait occuper dans la société.
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La panthéonisation de Marc et Simonne Bloch est loin d’être la première menée par Emmanuel Macron. Il est le président à en avoir organisé le plus. Son bilan mémoriel, foisonnant de messages subliminaux sur l’actualité politique, est peu attaqué
Les discours au Panthéon, Emmanuel Macron en est devenu un habitué. L’entrée dans la nécropole nationale de Marc et Simonne Bloch ce mardi 23 juin est la sixième cérémonie de ce type organisée depuis 2017. Avec l’historien, résistant et combattant de la Première Guerre mondiale, et son épouse, le président sur le départ aura ainsi décidé de mettre à l’honneur pas moins de neuf personnes au cours de ses deux mandats. Il bat le record que détenait jusque-là François Mitterrand sous la Ve République. L’Elysée glisse qu’au sein du bâtiment où la République reconnaît ses grandes figures, le caveau XIII est «devenu au fil du temps le caveau Macron».
L’entourage d’Emmanuel Macron souligne d’ailleurs la cohérence qui existe dans le profil des figures honorées. Il y a eu «ceux de 14-18», Maurice Genevoix et désormais Marc Bloch, ou encore les figures derrière de «grandes avancées en matière de progrès humain», Simone Veil et Robert Badinter. Une démonstration qui prouve le soin apporté à la sélection des panthéonisés et qui met en exergue l’importance de la politique mémorielle pour le président.
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Vingt ans après leurs débuts, les deux légendes courent moins mais marquent toujours autant. Au lendemain du doublé de l’Argentin, détenteur du record de buts marqués, le Portugais a inscrit lui aussi deux buts lors de la victoire du Portugal sur l’Ouzbékistan (5-0), devenant le premier joueur à marquer lors de six Coupes du monde
Pendant longtemps, ces deux-là ne se sont pas lâchés d’une semelle. Lorsque l’un brillait le samedi en Liga, l’autre sortait bien souvent une performance tout aussi remarquable le dimanche. Idem en Ligue des champions et dans la course au Ballon d’Or, où Lionel Messi a tout de même fini par creuser l’écart sur son meilleur ennemi Cristiano Ronaldo, avec huit trophées contre cinq. Le numéro 10 argentin, qui fête aujourd’hui ses 39 ans, a réussi un début de Coupe du monde tonitruant, inscrivant un triplé contre l’Algérie puis un doublé lundi contre l’Autriche. En difficulté lors de son premier match contre le Congo, «CR7» a répondu mardi à Houston avec un doublé contre l’Ouzbékistan de Fabio Cannavaro (5-0).
Au-delà de leurs statistiques personnelles et de l’élan collectif de leur sélection, mais aussi de leur opposition de style, les deux plus grands joueurs du XXIe siècle cultivent chacun des personnalités bien différentes. Il suffit d’observer leur comportement et leur interaction avec leurs coéquipiers. Du côté de l’Argentine, une mise en scène savamment orchestrée se répète inlassablement depuis 2021 et sa victoire en Copa América qui a mis fin à vingt-huit ans de disette. Lundi midi à Dallas, Leo Messi et ses camarades n’ont pas dérogé à la règle. Le héros du peuple argentin a surgi du tunnel pour l’échauffement encadré par ses «lieutenants», Leandro Paredes et Rodrigo De Paul (qui l’a même rejoint à l’Inter Miami l’an dernier), comme toujours. Dans leur sillage se trouvaient ses jeunes «disciples», Cuti Romero, Lautaro Martinez ou encore Enzo Fernández, qui lui avait dédié un post sur Facebook lorsqu’il avait annoncé sa retraite internationale en 2019, pour le supplier de revenir, à l’instar de millions d’Argentins. Lors de cette entrée en scène, tous étaient affublés, une fois n’est pas coutume, d’une chasuble orange qui soulignait leur unité.
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Le dirigeant nord-coréen a annoncé mardi que la marine de son pays était comme prévu en train d’être équipée d’armés nucléaires. Il souhaite par ailleurs lancer la construction de navires militaires de 10 000 tonnes
L’armée est en train «d’équiper la marine d’armes nucléaires», a rapporté mercredi un média d’Etat, citant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Il a ajouté vouloir construire des navires militaires de 10 000 tonnes.
Kim Jong-un a tenu ces propos mardi à Nampo lors de la cérémonie d’entrée en service du Choe Hyon, l’un des deux navires de guerre de 5000 tonnes mis à l’eau l’an dernier par le pays, selon l’agence officielle KCNA. «Le programme visant à équiper la marine d’armes nucléaires suit son cours sans dévier du cap prévu», a martelé le dirigeant au cours de la cérémonie. «Il s’agit d’une orientation stratégique d’une importance cruciale, car elle permettra de maintenir la force nucléaire de notre État prête à mener des opérations variées et efficaces», a-t-il assuré.
Pyongyang avait précédemment expliqué que le Choe Hyon était équipé des «armes les plus puissantes». «Après le Choe Hyon, nous mettrons bientôt en service le destroyer Kang Kon. Ensuite, nous lancerons les uns après les autres des navires de guerre stratégiques de 10 000 tonnes», a lancé le dirigeant.
La Corée du Nord devrait ainsi «construire chaque année deux navires de surface d’une classe supérieure à celle du Choe Hyon, dont un croiseur de 10 000 tonnes», a-t-il dit. «L’époque où notre marine n’était qu’une force chargée de défendre les eaux au large de nos côtes appartient désormais clairement au passé», a clamé Kim Jong-un.
Lors d’une réunion plénière du parti des travailleurs de Corée, qui s’est achevée lundi, il s’est engagé à renforcer les capacités de défense du pays, affirmant que les efforts de modernisation militaire de la Corée du Sud et des États-Unis poussaient la région «au bord d’une guerre nucléaire».
La Corée du Nord s’est à plusieurs reprises déclarée «Etat nucléaire irréversible» depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, en raison de divergences sur la dénucléarisation du pays et la levée des sanctions qui le visent.
Corée du Nord et Corée du Sud restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s’est achevé par un armistice et non par un traité de paix. Elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de la frontière.
Selon plusieurs médias américains, une note de ses ravisseurs fait état de son décès involontaire. La star américaine en appelle au public pour l’aider à retrouver sa mère
Savannah Guthrie, une animatrice de télévision américaine dont la mère a été kidnappée en février, a expliqué mardi être «à l’agonie», après la publication d’une note de ses ravisseurs suggérant que la femme âgée serait morte peu après son enlèvement.
La présentatrice de l’émission d’information matinale «Today» a imploré toute personne disposant d’informations sur la disparition de Nancy Guthrie, 84 ans, de contacter les autorités.
«Je voulais simplement saisir cette opportunité […] pour supplier les gens de se manifester, quelqu’un sait quelque chose», a-t-elle insisté sur la chaîne NBC. «C’est un sujet d’actualité aujourd’hui qui est sur votre radar, mais c’est la vie que mène ma sœur, que je mène, que mon frère mène, que nos familles élargies mènent, que nos enfants mènent chaque jour, et nous sommes à l’agonie, nous ne pouvons pas être en paix», a-t-elle ajouté, en réclamant l’aide du grand public.
Cette supplique intervient après que plusieurs médias américains ont dévoilé que l’une des deux notes envoyées à la famille dans les semaines suivant l’enlèvement indiquait que Nancy Guthrie était morte. Ces deux notes avaient été jugées crédibles par le FBI. La première note exigeait des millions de dollars en bitcoins pour son retour saine et sauve, tandis que la seconde affirmait qu’elle était décédée. Selon CNN, la seconde note indiquait que les ravisseurs n’avaient pas eu l’intention de tuer Nancy Guthrie.
L’octogénaire souffrait de problèmes cardiaques. Son enlèvement début février à Tucson, en Arizona (sud-ouest) a provoqué une tempête médiatique aux Etats-Unis.
Le pays s’est passionné pour cette affaire, notamment lorsque le FBI a publié les images d’un individu masqué, décrit comme armé, semblant manipuler la caméra de la porte d’entrée du domicile de Nancy Guthrie. Mais l’homme n’a pu être identifié, ni le lieu de captivité de la personne âgée et l’enquête a fini par s’enliser.
Le président américain Donald Trump a répété mardi qu’il suivait toujours l’affaire. «J’espère qu’ils la retrouveront», a-t-il affirmé à des journalistes. «Cette famille a traversé l’enfer.»
Savannah Guthrie avait déjà offert 1 million de dollars pour tout renseignement permettant de retrouver sa mère, tandis que le FBI a offert 100 000 dollars pour des informations.
«Nous vous supplions de nous aider», a insisté l’animatrice mardi, en rappelant le numéro de la ligne dédiée à cette affaire. «S’il vous plaît, si vous regardez, peu importe à quel point cela vous semble insignifiant… la récompense existe. Vous pouvez nous le dire, cela peut rester anonyme», a-t-elle ajouté. «Nous aimons notre maman, et nous ne cesserons jamais de la chercher, jamais», a-t-elle conclu.
L’émission «Today» est une véritable institution aux États-Unis. Elle est diffusée à l’échelle nationale depuis 1952 et rassemble chaque matin des millions de téléspectateurs sur NBC.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu mardi l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens. Notre suivi
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Des bombardements russes ont tué mardi au moins neuf civils et fait plus de trente blessés dans le sud et le centre de l'Ukraine. Sur fond de tensions avec Varsovie, Volodymyr Zelensky ne se rendra pas à la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine, organisée cette année en Pologne et qui s’ouvre ce jeudi. Notre suivi
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Dix-huit mois après son arrestation et avoir obtenu gain de cause devant les tribunaux, Ali Abunimah est de retour à Zurich. Le directeur de «The Electronic Intifada» revient sur son expulsion de Suisse et dénonce la responsabilité européenne dans les violences commises par les colons en Cisjordanie
Il avait passé deux nuits derrière les barreaux de la prison de Zurich-Ouest. Le 25 janvier 2025, Ali Abunimah, journaliste palestino-américain et directeur du média en ligne The [_Electronic Intifada,
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Ces derniers mois, la balance commerciale entre les Etats-Unis et la Confédération a été favorable aux Américains. Mais pas en mai. Sans qu’on sache exactement pourquoi et si cela aura un impact sur les négociations douanières
Est-ce une exception ou un retournement de tendance? Toujours est-il qu’en mai, la Suisse a enregistré un excédent commercial de 2,9 milliards de francs avec les Etats-Unis, selon les douanes. Ces derniers mois, le solde était pourtant en général largement favorable à la patrie de l’Oncle Sam.
L’inversion du mois dernier n’est pas due à la pharma, le secteur fort de l’économie helvétique. Ni à l’horlogerie ou aux machines. Mais à l’or: en mai, la Confédération a en effet importé particulièrement peu de métal jaune des Etats-Unis – pour 420 millions de francs contre une moyenne mensuelle, de juin 2025 à avril 2026, de 4 milliards de francs.
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Les célébrations organisées pour le quart de millénaire des Etats-Unis s’ouvrent mercredi soir, et elles seront particulièrement trumpistes. Le programme n’a cependant pas toujours été ainsi
Il y a 250 ans, les Américains s’affranchissaient du Roi George III pour entamer un long chemin vers la démocratie. Ce mercredi, Donald Trump lancera 10 jours de commémorations de la Déclaration d’indépendance par un rallye politique à sa gloire. «Le président sera la tête d’affiche de cette célébration», indique l’administration américaine. La «cérémonie d’ouverture patriotique» comportera des «survols militaires» et un concert de Lee Greenwood, chanteur républicain de 83 ans proche de la Maison-Blanche principalement connu pour son titre «God Bless the USA». Le programme initial comprenait une demi-douzaine d’artistes de styles variés. Toutefois, la quasi-totalité des musiciens ont annulé leur participation à l’événement après avoir dénoncé son caractère partisan.
«Nous ne voulons pas de chanteurs sans talent qui demandent des cachets exorbitants pour vous endormir, nous leur avons tous dit de rester chez eux», réagissait le président début juin. En annonçant illico que le show prévu aurait quand même lieu, assuré par «un homme raffiné et d’une grande dignité, connu sous le nom de président Donald TRUMP», dixit ce dernier. L’occupant du Bureau ovale a également prévu d’être le centre de l’attention le 4 juillet, lors du «plus spectaculaire des rassemblements Trump». Au menu, outre un discours, une «immense célébration rendant hommage au peuple, à l’esprit, à la force, à la détermination et aux triomphes des Etats-Unis». Les détails concernant l’événement demeurent vagues. Une commission bipartisane chargée de coordonner les 250 ans du pays avait bien été créée par le Congrès en 2016… Donald Trump a toutefois décidé de s’en passer.
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La candidate de droite a remporté la majorité des suffrages devant Roberto Sanchez, après que la quasi-intégralité des procès-verbaux ont été dépouillés
La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keiko Fujimori apparaît mardi comme la gagnante du scrutin. Elle a creusé une avance sur le candidat de gauche Roberto Sanchez qui ne peut plus être comblée lors du dépouillement.
Avec 99,86% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori recueillait 50,12% des voix contre 49,88% pour Roberto Sanchez, selon les données publiées par l’office national des processus électoraux (ONPE).
La fille de l’ancien président Alberto Fujimori devance son rival de plus de 43 000 voix, sur plus de 19 millions de suffrages comptabilisés. Il reste 131 procès-verbaux à dépouiller, représentant environ 39 300 votes, un nombre insuffisant pour permettre à Roberto Sanchez de combler son retard.
Roberto Sanchez a déclaré qu’il ne reconnaîtrait pas un éventuel gouvernement de Keiko Fujimori et a assuré qu’il y avait eu une «grave atteinte au processus électoral», en particulier lors du vote à l’étranger. Des irrégularités administratives et dans la conservation du matériel électoral auraient, selon lui, affecté le vote à l’étranger, qui représente environ 300 000 suffrages et a largement bénéficié à sa rivale.
Selon lui, en excluant les votes émis hors du pays, il aurait une avance d’environ 25 000 voix sur Keiko Fujimori. Le parti de la candidate de droite, Fuerza Popular, a indiqué qu’il attendrait le dépouillement complet avant de se proclamer vainqueur.
Une mission de l’Union européenne a estimé que le second tour s’était déroulé de manière «calme et ordonnée», dans le contexte d’une campagne fortement polarisée.
Le second tour du 7 juin a donné lieu à l’un des scrutins les plus serrés de l’histoire récente de l’Amérique latine. Les deux candidats se succédant en tête du comptage avant que Keiko Fujimori ne prenne progressivement l’avantage.
Le scrutin était particulièrement attendu dans un pays marqué par une forte instabilité politique. Depuis 2016, huit présidents se sont succédé à la tête du Pérou, sur fond de crises institutionnelles à répétition.
CHRONIQUE Ces jours, la canicule est si forte qu’on la compare à celle de 2003 qui a causé la mort de 1000 personnes en Suisse, 15 000 en France. Notre chroniqueuse liste des gestes salvateurs inattendus
Instinctivement, on pourrait penser qu’une bonne douche glacée permet à un corps surchauffé de se rafraîchir? C’est faux, prévient Helsana, qui donne ses dix conseils anti-canicule. «Même si la tentation est grande, renoncez aux douches froides, car elles resserrent vos vaisseaux sanguins et ralentissent le refroidissement du corps. L’eau froide signale par ailleurs à votre organisme qu’il doit se réchauffer. Préférez par conséquent les douches tièdes.»
Pareille contre-indication, plus connue, celle-là, concernant les courants d’air à domicile. D’ordinaire, lorsqu’il fait un peu chaud, les logements traversants ont cet avantage sur les autres: pouvoir créer un coup de frais en ouvrant des deux côtés de l’appartement. Un geste à oublier en période de fournaise. Dans cette surchauffe généralisée, vous devez aérer la nuit et tout fermer dès le matin, fenêtres, stores et volets compris, pour dresser une barrière contre l’air embrasé.
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Les Services industriels de Genève (SIG) sont sous un flot de critiques en raison de leur décision de ne plus entretenir les canalisations «non stratégiques» sur le domaine privé. Des propriétaires font part de leur désarroi et la politique s’en mêle
Le courrier est parvenu quelques semaines avant Noël 2025. A son enveloppe en papier recyclé, Fadi M. a tout de suite compris qu’il émanait des Services industriels de Genève (SIG). «Entretien des conduites privées d’eau potable», précisait l’objet. La lettre a fini dans la corbeille à papier avant que ce père de famille ne la récupère quelques jours plus tard, alerté par des voisins qui l’avaient reçue aussi. Derrière des formulations alambiquées, c’est un changement de paradigme qui s’annonce. La réparation et le renouvellement d’une conduite enterrée sous un terrain privé seront désormais à la charge de ses propriétaires.
«Cette décision, sans aucune concertation, c’est un abus de pouvoir», grince Fadi M., en recevant sur la terrasse de sa villa, blanche et moderne, comme il en fleurit à Corsier, paisible village au bord du Léman. Ce quadragénaire conteste tant le fond que la forme. Le courrier, envoyé sans recommandé, contenait une convention d’accord «strictement confidentielle», offrant une indemnisation. Il suffisait de la renvoyer signée, après avoir renseigné son IBAN, et c’est près de 30 000 francs qui seraient tombés sur le compte en banque de Fadi M. «Un joli chèque, mais qui a tout du cadeau empoisonné», s’indigne ce directeur d’entreprise. Qui ne signera rien. L’association de quartier est convoquée, un avocat mandaté.
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Le célèbre sociologue de la mort Bernard Crettaz a laissé des traces en Suisse, et des sujets de recherche repris par de jeunes universitaires
Une enquête journalistique révèle que près de 2000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été placés dans des quarantaines illégales et utilisés comme «cobayes» pour des essais cliniques. Leur sort suscite plusieurs démarches politiques
Le passé de l’adoption internationale en Suisse recèle encore des zones d’ombre effrayantes. Alors que le pays tente depuis quelques années de faire la lumière sur les dérives de son histoire administrative, une enquête retentissante menée par le magazine Beobachter au printemps 2026 lève le voile sur des pratiques médicales et pharmaceutiques abusives d’une gravité inédite. Entre 1964 et 1979, près de 2000 enfants originaires de l’étranger, notamment de Corée et d’Inde, auraient été détournés de leur parcours d’adoption pour servir de matériel de recherche dans les hôpitaux helvétiques.
Au cœur du scandale, l’organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser. L’œuvre d’entraide est soupçonnée d’avoir systématiquement placé ces nourrissons et jeunes enfants en quarantaine dès leur débarquement sur le sol suisse, sans aucune considération pour leur état de santé réel.
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Action parrainages et l’association Paires, qui mettent en relation des migrants avec des résidents vaudois, fêtent leurs 10 ans. Plus de 2000 partenariats ont été noués. Des jeunes qui en ont bénéficié cherchent désormais des familles pour que d’autres mineurs non accompagnés puissent profiter de telles expériences
Découvrir avec effroi une personne éventrée, morte sur le sol, n’est à souhaiter à personne, encore moins à des enfants, dont l’unique horizon devrait être l’insouciance. C’est pourtant ce qui est arrivé à Eidmohammad Moradi, alors qu’il n’avait que 15 ans, dans un camp de réfugiés, en Grèce, où il se trouvait seul sans sa famille, dans la promiscuité de milliers d’autres migrants. C’était en 2019, mais les mains d’Eid se mettent imperceptiblement à trembler lorsqu’il raconte cet événement, signe que le traumatisme s’est ancré jusque dans sa chair, même s’il vit désormais à l’abri, dans le canton de Vaud, où il vient de recevoir son permis B.
Ce tressaillement fugace trahit la réalité des bleus à l’âme du jeune Afghan. Rien d’autre ne transparaît, au contraire: du haut de ses 23 ans et malgré une pointe persistante de timidité, rayonne autour d’Eid une aura de vieux sage. De ceux qui pèsent chaque mot avec parcimonie, qui ont traversé mille épreuves mais sont toujours debout. Au point d’être capable de donner à autrui malgré ses propres blessures: Eid est l’un des coresponsables d’Action-Parrainages Vaud, qui, en collaboration avec l’association Paires, met en relation des réfugiés avec des résidents du canton. Avec près de 2000 partenariats à son actif, dont 576 mineurs non accompagnés (désignés sous l’acronyme MNA), ces organismes fêtent dès ce mercredi leurs 10 ans avec une série d’événements festifs échelonnés sur une année.
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ÉDITORIAL. En repoussant l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», les citoyens ont fait preuve d’une sagesse exemplaire. Prochaine grande échéance, les bilatérales III. Voté en juin 2016, le Brexit représente un test grandeur nature à avoir en tête
Il y a 10 ans, à l’issue d’une campagne nauséabonde, éclaboussée par l’assassinat de la députée écologiste Jo Cox, les Britanniques décidaient de claquer la porte de l’Union européenne. Si ce divorce à l’anglaise témoigne du caractère résolument insulaire de la perfide Albion, il rappelle aussi le désamour qu’inspire une Bruxelles jugée trop étouffante, bien au-delà des frontières du Royaume-Uni.
Six ans après que le Brexit est devenu réalité, cela n’empêche pas six Britanniques sur dix de manger leur chapeau melon et d’estimer que la décision de quitter l’UE a été une erreur, selon un récent sondage deYouGov. En outre, 55% des sondés vont jusqu’à désirer rejoindre le club des 27 avec une demande peu réaliste: pouvoir bénéficier des dérogations que Londres avait obtenues jadis.
L’immigration non maîtrisée et l’impact économique de cette séparation mal négociée, source qui plus est d’instabilité politique avec six premiers ministres en dix ans, sont pour beaucoup dans ce retournement de situation. Evidemment, rien ne dit qu’il se confirmerait dans les urnes, d’autant plus que le mouvement de Nigel Farage, porte-drapeau des brexiters, a le vent en poupe, signe de la polarisation de la société britannique. Reste que la croissance perdue dans l’opération est évaluée à 6% de PIB par la Banque d’Angleterre.
Un constat que la Suisse aura tout intérêt à avoir en tête lors de la votation sur les bilatérales III, prochaine grande échéance qui attend son économie, probablement en 2028. Pour une UDC défaite dans les urnes il y a 10 jours sur l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», le rendez-vous s’annonce d’ores et déjà comme la mère des batailles.
C’est sur un compromis arraché de haute lutte que le peuple devra se prononcer, un paquet d’accords par essence imparfait puisque les deux parties assises à la table des négociations doivent obtenir des concessions.
Durant la campagne à venir, on ne manquera donc pas, et c’est normal, de débattre de la perte de souveraineté entraînée dans les secteurs couverts par les bilatérales. Alors que l’environnement international se durcit comme jamais depuis la chute de l’Union soviétique, la ligne de crête sur laquelle chemine une Suisse rompue à la pratique de la randonnée en milieu exigeant n’en demeure pas moins la moins mauvaise option, en d’autres termes la meilleure à disposition. Les remords qui habitent aujourd’hui une grande partie des brexiters d’hier sont là pour nous le rappeler. Au parlement et aux citoyens de s’en souvenir le moment venu.
Entre soutien et défiance, l’élu libéral-radical a rencontré mardi dernier ses concitoyens pour la première fois depuis le 1er janvier. Il y a annoncé la création d’un organe délibératif qui répartira le pouvoir et les responsabilités. Il répond aux questions du «Temps»
Face aux caméras, récemment, il paraissait gauche et mal à l’aise. Vendredi, au téléphone avec Le Temps, Nicolas Féraud semblait beaucoup plus sûr de lui, répondant du tac au tac à toutes les questions. C’est comme si, six mois après un drame qui marquera à jamais son existence, le président de Crans-Montana était requinqué par une Assemblée primaire, mardi dernier, dont il retient le «soutien» et la «confiance» plutôt que les appels à la démission. Il y a promis la création d’un mémorial, la mise en œuvre d’un plan sécurité et l’introduction d’un Conseil général en guise de contre-pouvoir à l’exécutif.
Dans deux arrêtés publiés ce mardi, le Tribunal fédéral a jugé que les collaborateurs ayant conseillé l’association The Last Resort ne peuvent invoquer le secret professionnel, étant considérés comme prévenus. Le parquet schaffhousois pourra donc accéder à leur étude
Le Ministère public schaffhousois peut accéder aux documents d’une étude d’avocats en lien avec la capsule de suicide Sarco, selon une décision du Tribunal fédéral. Deux collaborateurs de l’étude avaient conseillé l’organisation d’aide au suicide The Last Resort.
Dans deux arrêts publiés mardi, le Tribunal fédéral a annulé les décisions du Tribunal des mesures de contrainte du canton de Schaffhouse. Celui-ci avait décidé que le parquet ne pouvait pas accéder à une clé USB ainsi qu’aux ordinateurs portables et téléphones mobiles d’un avocat et de son assistante.
Pour la justice cantonale, les deux collaborateurs étaient certes formellement considérés comme prévenus dans la procédure pénale relative à un suicide assisté organisé en septembre 2024 dans la forêt de Merishausen (SH). Toutefois, il n’existait aucun indice montrant qu’ils avaient participé d’une quelconque manière punissable au suicide.
Les juges de Mont Repos ne soutiennent pas les arguments de l’instance précédente. Selon eux, le tribunal des mesures de contrainte schaffhousois ne s’est pas prononcé sur les éventuelles participations à l’acte, bien que ce soit le point central de l’instruction pénale.
L’avocat et son assistante se trouvaient le jour du suicide sur une route d’accès au lieu des faits. L’avocat avait communiqué à plusieurs reprises avec une journaliste néerlandaise, également considérée comme prévenue. Il a en outre informé le Ministère public du suicide.
Etant donné que les deux collaborateurs sont considérés comme prévenus, ils ne peuvent pas invoquer le secret professionnel. Il en va de même pour l’organisation d’aide au suicide elle-même ou pour l’étude d’avocats.
Le Tribunal des mesures de contrainte doit maintenant procéder à un tri des données sur les appareils saisis. Les documents en lien avec le suicide seront ensuite transmis au Ministère public de Schaffhouse pour analyse. (Arrêts 7B_734/2025 et 7B_134/2025 du 28.5.2026)
Les secours ont repêché dans l’Aar le corps inanimé d’un homme jeune près de l’île de Zurlinden. Une enquête est en cours pour clarifier les circonstances de l’accident
Un homme de 22 ans est décédé lundi après-midi près de l’île de Zurlinden, à Aarau, dans un accident de baignade. Après être entré dans l’Aar, il a plongé mais n’est plus remonté à la surface. Les secours n’ont pu que le repêcher sans vie.
Un témoin a alerté les secours vers 16h00, indique mardi la police cantonale argovienne. De nombreux secouristes et équipes d’intervention se sont immédiatement lancés à la recherche du disparu, à l’aide d’un bateau et d’un drone.
Grâce au drone, le jeune homme a pu être localisé sous l’eau, mais les pompiers n’ont pu que le ramener à la surface sans vie. Une enquête est en cours pour clarifier les circonstances de l’accident.
En France voisine, la canicule qui sévit actuellement a provoqué «40 morts» par noyade depuis le 18 juin, «essentiellement des jeunes», a annoncé mardi Sébastien Lecornu, qui a déploré un «triste fléau».
Le premier ministre, qui présidait une nouvelle cellule interministérielle de crise, à laquelle ont été conviés 18 ministres, a évoqué «une incertitude» quant à la durée de la crise. Il a demandé au gouvernement de travailler à trois scénarios dont «un scénario de chaleur qui pourrait durer sur le long terme et nous emmener sur une bonne partie du mois de juillet».
Le grand chantier du redressement financier vaudois est mis sur pause. Redoutant l’impact de l’initiative fiscale des 12%, le Conseil d’Etat attendra le scrutin de septembre avant de préciser sa stratégie de retour à l’équilibre
Promis pour le premier semestre 2026, le plan de retour à l’équilibre du Conseil d’Etat vaudois devra encore attendre. Dans un communiqué diffusé mardi, le gouvernement annonce repousser au printemps prochain la présentation des orientations stratégiques de son plan de redressement financier. En cause: l’incertitude liée à la votation du 27 septembre sur l’initiative fiscale des 12%, dont l’impact pourrait modifier en profondeur l’équation budgétaire du canton.
Cette décision met également fin aux interrogations qui commençaient à émerger au Grand Conseil. Il y a 10 jours encore, interrogé par Le Temps sur l’absence de nouvelles, le Conseil d’Etat assurait simplement que les travaux se poursuivaient et qu’une communication interviendrait «d’ici à la fin du mois de juin». Plusieurs députés redoutaient alors d’être placés devant le fait accompli et voyaient poindre le scénario d’un nouveau paquet de mesures annoncé en plein été, comme ce fut le cas l’an dernier avec les coupes visant les hôpitaux régionaux, à une période où le Grand Conseil ne siège pas.
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Les TPG prévoient plusieurs travaux d’entretien de l’infrastructure. Entre autres, des bus remplaceront la ligne de tram 12 de Plainpalais à Lancy-Bachet
D’importants travaux de renouvellement des infrastructures sont prévus cet été sur le réseau des Transports publics genevois (TPG). Un service de navettes de bus remplacera notamment les trams sur la ligne 12 entre les arrêts de Plainpalais et de Lancy-Bachet entre le samedi 27 juin et le dimanche 16 août.
Ces travaux s’inscrivent dans la continuité du chantier de la rue de Carouge qui nécessite l’interruption de la circulation des trams. Les TPG en profiteront pour intervenir dans le Vieux-Carouge afin de renouveler près de 350 mètres de voies arrivées en fin de vie, indiquent-ils mardi dans un communiqué.
A propos des travaux: Genève rode sa nouvelle manière de piloter les grands chantiers
Autre conséquence de ces travaux: la ligne 18 effectuera son terminus à l’arrêt Bel-Air en venant de Cornavin puis repartira directement en direction du CERN. La ligne 17 verra son parcours prolongé depuis Lancy-Pont-Rouge jusqu’à un terminus provisoire au Rondeau de Carouge via les Palettes.
D’autres travaux sont prévus entre le jeudi 25 juin et le dimanche 19 juillet dans le secteur de la rue de la Corraterie et sur le tronçon rue d’Italie et rues basses. Des modifications sur les lignes 12 et 17 sont attendues pendant cette période. Les TPG proposent des alternatives notamment via le Léman Express pour limiter les transbordements à Rive et à Plainpalais.
La ligne 14 sera aussi partiellement interrompue entre le lundi 20 juillet et le dimanche 16 août. Un service de navettes de bus sera mis en place entre les arrêts Quidort et Vailly. Au final, seule la ligne 15 ne subira aucune modification de parcours pendant la période estivale.
Quelques jours seulement après le rejet de l’initiative de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions!», le débat sur la crise du logement est déjà de retour au Palais fédéral. L’Association des locataires a déposé ce mardi son texte pour un meilleur contrôle des loyers. Entre régulation et relance de l’offre, la bataille s’annonce frontale avec les milieux immobiliers
La population peine de plus en plus à trouver un appartement et son pouvoir d’achat souffre de l’explosion des loyers. Durant ces derniers mois, ces difficultés ont été au cœur de l’initiative de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions!», rejetée le 14 juin dans les urnes. Hasard du calendrier, le thème du logement était de retour ce mardi matin au Palais fédéral. L’Asloca, l’Association de défense des locataires, y déposait son initiative sur les loyers, munie de 140 000 paraphes. «Un moment important», aux yeux du président de l’Asloca Suisse, le conseiller aux Etats genevois Carlo Sommaruga. Une étape qui ouvre également la porte à une intense bataille politique tant le sujet est devenu brûlant.
«Une certaine colère des locataires s’est exprimée dans le vote pour une Suisse à 10 millions, mais contrairement à ce qu’affirme l’UDC, le problème ne vient pas de l’immigration, mais de la maximisation des profits des groupes immobiliers», relève Carlo Sommaruga. Ce à quoi permettrait justement de répondre l’initiative de l’Asloca. «En vingt ans, les loyers ont augmenté de 25% alors même qu’ils auraient dû décroître en même temps que la baisse des taux d’intérêt», analyse encore le socialiste. «Au total, la part abusive des loyers représente aujourd’hui 10 milliards de francs par année, c’est le tiers de la recette de l’impôt fédéral direct», ajoute son collègue de parti, le conseiller national genevois Christian Dandrès. Ce dernier dénonce «une déferlante réactionnaire» qui a abouti à un démantèlement de la protection des locataires.
Le texte exige que les loyers soient fixés sur les coûts effectifs encourus par le bailleur, avec un rendement approprié. Il demande également un contrôle régulier et automatique des loyers. Selon les initiants, il faut enlever ce poids aux locataires, car ce sont eux qui doivent toujours faire l’essentiel des démarches. Mais au vu de la tension sur le marché immobilier, ces derniers hésitent de plus en plus à faire valoir leurs droits. Selon une étude de l’Asloca, publiée en mars dernier, ils ne sont ainsi que 5% à avoir contesté leur loyer initial. Après avoir remporté un double référendum en novembre 2024 contre deux assouplissements du droit du bail, l’Asloca souhaite donc aujourd’hui sortir «d’une position de défense, pour lancer la contre-attaque».
Du côté des milieux immobiliers, on prend en tout cas très au sérieux cette initiative. «Certaines régions connaissent des pénuries de logements sévères depuis des décennies», relève le conseiller national PLR Olivier Feller, également secrétaire général de la Fédération romande immobilière (FRI). Mais pour le Vaudois, la proposition de l’Asloca est contre-productive; elle ne fera qu’accroître le mal. Un oui dans les urnes promet, selon lui, de décourager et de freiner les investissements. «Le principal problème du marché du logement n’est pas l’absence de contrôle administratif mais l’insuffisance de l’offre de logements, insiste-t-il. Leur construction a atteint l’un de ses plus bas niveaux depuis les années 1950 alors que la population continue d’augmenter.»
Olivier Feller appelle à s’attaquer à la véritable cause de cette pénurie: le manque de logements. «On le constate, dans les régions où il y a une offre suffisante, les loyers sont plus bas», ajoute le PLR. Entre régulation stricte et stimulation de l’offre, les solutions divergent fortement. Après le rejet de l’initiative de l’UDC, la confrontation semble inévitable.
Les clubs d’aviron faisaient opposition à un projet d’île pour les oiseaux à l’embouchure de la Chamberonne. Ils ont trouvé un accord avec la ville, qui réduit l’envergure prévue de 42%
Lausanne aura bien son île aux oiseaux. La municipalité a annoncé ce mardi qu’elle a finalement trouvé un accord avec les clubs d’aviron, qui contestaient le projet en raison de la taille prévue de l’îlot. Celle-ci passe de 10 600 m2 à 6100 m2, une concession de 42%.
Baptisée «Leusonna» – du nom de la déesse tutélaire gallo-romaine de Lausanne –, cette île aux oiseaux est prévue dans la baie de Vidy, à l’embouchure de la Chamberonne, au sud du campus, à l’ouest du parc du Bourget.
Dans sa documentation, la ville indique cet endroit, au bout de la Chamberonne, «dans le coude nord du Léman, constitue une zone stratégique pour l’escale des oiseaux migrateurs limicoles qui remontent en latitude au début de l’année, avant leur traversée du Plateau suisse.». La nouvelle surface sera proche de l’île aux oiseaux qui existe déjà à quelques kilomètres à l’ouest, au large de la plage de Préverenges.
Le projet: Le succès de l’île aux Oiseaux de Préverenges fait des émules à Lausanne
Les promoteurs du projet indiquent qu’ils visent «les oiseaux migrateurs (comme les limicoles, sternidés et laridés), les oiseaux nicheurs (comme le grèbe huppé, les canards), les oiseaux hivernants (comme les grèbes), les canards et les limicoles (bécassine des marais, courlis cendré)». Ils pensent que la structure «profitera» aussi aux castors, au reptile comme la couleuvre à collier et aux poissons, «notamment les perches et les corégones (ou féra)».
La première mise à l’enquête en novembre 2024 avait suscité des oppositions, principalement des membres des deux clubs d’aviron de Vidy, le Lausanne Sports Aviron et le Rowing Club de Lausanne. Ces derniers avaient relevé que la taille prévue de l’île perturbait la principale ligne d’entraînement les jours de bise ainsi que certaines compétitions.
La modification présentée mardi «permettra de dégager un couloir praticable de 778 mètres de long, spécifiquement dédié à la pratique de l’aviron, avec une distance garantie de 60 mètres entre l’île et la limite de la zone de baignade», selon la municipalité. Elle ajoute que cette solution permet de concilier «objectifs écologiques et soutien à aux clubs sportifs», et qu’une nouvelle mise à l’enquête sera prochainement effectuée.
Ce week-end, dans le Jura, il était possible de participer à une soirée «GHB» dans une brasserie ou de commander un verre de «Fille facile» dans une fête villageoise. Les responsables ont présenté leurs excuses, tandis que la déléguée à l’égalité entre femmes et hommes s’interroge sur la banalisation des violences sexistes
Même sur une terre d’humour et de satire carnavalesque comme le Jura, certaines blagues peuvent rapidement tourner au vinaigre. «La soirée GHB» – Gatsby, Homard et Bulles – organisée vendredi dernier par la Brasserie des Franches-Montagnes (BFM) en est un exemple. Tout comme le shot «La fille facile» servi ce week-end au stand de la Jeunesse de Glovelier lors de la fête du village. Une affichette rose présentait un verre aux courbes féminines et un logo «petite salope». Il était souligné par le message «Tout le monde la veut, personne n’assume le lendemain.»
La BFM a réagi dès samedi aux critiques sur ses réseaux sociaux. «Nous prenons la parole car nous avons commis une erreur de communication. Nous avons publié une annonce qui faisait référence à l’atroce GHB, produit associé à des violences et à la soumission chimique intolérable. Nous présentons nos excuses à toutes les personnes que nous avons heurtées et tout particulièrement aux victimes de ces violences.» Contacté mardi, le directeur de la brasserie n’a pas souhaité s’exprimer.
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Des professionnels de l’enseignement spécialisé se sont mis en grève à deux reprises en un mois au bout du lac. Derrière leurs revendications, l’expression d’un profond malaise. Le DIP réfute «avec vigueur» son caractère généralisé
C’est l’orage dans la canicule. Le bitume est brûlant et le personnel de l’Office médico-pédagogique (OMP) en ébullition. Lundi, pour la deuxième fois en un mois, une partie des éducateurs, des assistants socio-éducatifs et autres professionnels de l’enseignement spécialisé genevois ont débrayé. Quelque 85 personnes se sont rassemblées à la Jonction en début d’après-midi sous les fenêtres de la direction générale de l’office et de son capitaine, Eric Tamone, nommé à l’été 2023, au sortir du scandale du foyer de Mancy.
Entre celui qui souhaitait «rétablir la confiance à l’interne» et une partie des employés – quelque 200 personnes parmi les 1400 collaborateurs ont fait grève lundi, selon les syndicats –, rien ne va plus. «Cher Eric, serais-tu capable de tenir dix heures dans le bruit, la violence, les fluides corporels (pas les tiens) et la détresse des autres?» a écrit l’un d’eux sur l’une des étiquettes suspendues à un «arbre des questions» devant l’immeuble.
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En dépit d’un environnement international délicat et des aléas monétaires, la société chablaisienne Reitzel a poursuivi sa progression en 2025. L’entreprise familiale établie à Aigle, réputée pour ses cornichons et autres pickles, a enregistré un chiffre d’affaires record de 122,9 millions de francs
Institution du Chablais, Reitzel continue de faire preuve de résilience. Basé à Aigle (VD), le spécialiste des légumes au vinaigre, moutardes, sauces froides et condiments a bouclé l’exercice 2025 sur un chiffre d’affaires de 122,9 millions de francs, en progression de 1,1% par rapport à l’année précédente, a-t-il annoncé mardi.
Cette croissance apparaît plus modérée qu’en 2024, lorsque les ventes avaient bondi de près de 8%, mais elle intervient dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés. «Les résultats 2025 témoignent de la solidité de notre modèle», souligne le directeur général Olivier Camille, qui a repris en 2022 le flambeau des mains de son oncle Bernard Poupon, désormais président du conseil d’administration.
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Les émissions de CO2 des véhicules neufs ont baissé en Suisse l’an dernier, mais faute d’avoir atteint les objectifs légaux pour les voitures de tourisme et les utilitaires légers, les importateurs paieront des sanctions se chiffrant à près de 125 millions de francs
Les émissions de CO2 des véhicules neufs ont baissé en Suisse en 2025. Les objectifs légaux n’ont toutefois pas été atteints pour les voitures de tourisme et les véhicules utilitaires légers, a annoncé mardi l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Résultat: des sanctions en millions pour les importateurs.
Pour les voitures de tourisme, les émissions moyennes ont baissé d’environ 11%, pour s’établir à 101,6 grammes de CO2 par kilomètre. L’OFEN attribue cette évolution à la part croissante des véhicules électriques. La part des véhicules rechargeables – c’est-à-dire les voitures entièrement électriques et les hybrides rechargeables – est passée de 27,8% en 2024 à 34,4% en 2025.
Les émissions ont également nettement diminué pour les voitures de livraison et les tracteurs légers, reculant d’environ 9% pour s’établir à 174,9 grammes de CO2/km. Selon l’OFEN, la part des véhicules rechargeables dans cette catégorie est passée de 10,5% en 2024 à environ 20% l’an dernier. Bien que les émissions aient diminué, ces deux catégories de véhicules dépassaient les exigences légales. Le non-respect des objectifs a entraîné de lourdes sanctions.
Pour les importateurs de voitures de tourisme, les sanctions se sont élevées à environ 97,7 millions de francs. L’année précédente, elles n’avaient atteint que 2,26 millions de francs. Pour les véhicules utilitaires légers, elles ont atteint 25,9 millions de francs (22,3 millions en 2024).
Les objectifs en matière de CO2 fixent le niveau maximal des émissions moyennes de la flotte de véhicules neufs immatriculés pour les importateurs. Ce n’est pas chaque véhicule pris individuellement qui est évalué, mais la moyenne de la flotte concernée. Depuis 2025, ces exigences ont été durcies. La valeur cible est passée de 118 g à 93,6 g de CO2/km pour les voitures de tourisme. Pour les véhicules utilitaires légers, la valeur cible est passée de 186 g à 153,9 g de CO2/km.
Alors que le projet avait été refusé de justesse au Conseils des Etats, la commission concernée du National approuve 12 ouvertures dominicales par année, quelques jours après un vote populaire à Genève
Le débat sur l’ouverture des magasins le dimanche n’a pas fini d’occuper les parlementaires. Une commission du National s’est dite en faveur d’un assouplissement mardi, malgré un premier rejet au Conseil des Etats lors de la session d’été.
La commission de l’économie et des redevances du National a accepté l’initiative du canton de Zurich par 14 voix contre 11. Le texte veut rendre possible une ouverture douze dimanches par année, contre quatre actuellement.
La majorité de la commission estime que l’initiative répond à un besoin réel. Plusieurs de ses membres jugent eux une telle mesure inutile. Ils proposent d’enterrer le texte.
Le Conseil des Etats l’avait rejeté de justesse en juin, par 22 voix contre 21. Une ouverture plus régulière profiterait uniquement aux grands groupes et péjorerait les conditions de travail des employés, a-t-il tranché. Ce même si les cantons peuvent décider à quelle fréquence ils veulent permettre l’ouverture le dimanche.
Ce débat a eu lieu alors qu’à Genève, la population a été amenée à se prononcer sur l’ouverture des magasins lors des votations du 14 juin. Les Genevois ont accepté une ouverture deux dimanches par année. Une décision fustigée par les syndicats qui y voient une brèche vers la banalisation du travail le dimanche.
A ce propos: Genève offre deux ouvertures le dimanche aux commerces, et une victoire de prestige à la droite
Alors que le thermomètre s’affole en Suisse romande, la gestion de la canicule ravive le débat sur la surchauffe des bâtiments scolaires. Les départements de l’instruction publique misent sur la flexibilité, entraînant plusieurs établissements romands à renvoyer les élèves chez eux
Chaque année, le scénario se répète avec une régularité désormais alarmante. A peine les examens de fin d’année entamés, le thermomètre s’affole dans les salles de classe romandes. Fenêtres fermées, stores baissés, ou déménagement temporaire à la cave: l’école obligatoire n’est plus adaptée au climat de ce siècle. Conçus pour la plupart dans la seconde moitié du XXe siècle selon des normes thermiques obsolètes, les bâtiments scolaires se transforment en véritables bouilloires énergétiques, dérangeant le bien-être du corps enseignant et des élèves.
Face à cette réalité, l’heure des solutions d’urgence semble dépassée. Les autorités se retrouvent au pied du mur, contraintes de repenser l’infrastructure même de l’instruction publique. Trois axes majeurs de réflexion se détachent aujourd’hui, opposant l’efficacité immédiate à la durabilité écologique.
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ÉDITORIAL. La canicule fait désormais partie de notre vie. Elle nécessite une réorganisation, notamment dans les écoles afin d’éviter la cacophonie qui existe dans certains établissements ou villes
Quelle déception pour de nombreux écoliers lausannois! La Fête du Bois, tradition ancestrale de la capitale vaudoise, n’aura pas lieu ce mercredi après-midi. Les élèves âgés d’entre 6 et 8 ans ne défileront pas, costumés, de l’esplanade de Montbenon au parc de Milan.
Les autorités lausannoises ont pris cette décision en raison de la canicule. Un choix parfaitement raisonnable, mais qui interroge pour le futur. Désormais, la canicule fait partie de nos vies et il faut donc s’adapter, sans donner l’impression de découvrir chaque été que les températures augmentent.
Si l’on garde l’exemple de la Fête du Bois, on pourrait imaginer que désormais les cortèges aient lieu le mercredi matin. L’idée n’a rien de révolutionnaire et ne chamboulerait que peu la tradition.
Plus de doute, le dérèglement climatique nécessite à la fois de petites adaptations et de grands bouleversements. Tous les pans de la société sont concernés, dont l’école. D’ailleurs, les responsables de l’instruction publique n’ont pas découvert la chaleur cette semaine. Ainsi, dans le canton de Vaud, il existe depuis juin 2024 un «Guide pratique concernant les mesures à prendre en cas de fortes chaleurs». Mais son application est de la responsabilité des directeurs d’établissement et des enseignants eux-mêmes. Et dans la pratique, c’est la grande cacophonie: à Genève, une direction a écrit aux parents pour leur dire qu’ils pouvaient choisir d’envoyer ou non leurs enfants à l’école. Cela crée du flou, de l’incertitude et du stress pour les parents qui n’ont pas de solution de garde. A Lausanne, une enseignante a proposé que les enfants prennent leurs congés joker durant cette canicule. Ces congés – que les parents peuvent utiliser sans justification – ne sont pas du tout prévus pour de telles circonstances, et là encore cette suggestion est culpabilisante et inégalitaire.
Il est donc essentiel que les écoles prennent leurs responsabilités et que ces décisions ne dépendent pas du seul professeur. Dans chaque canton, elles nécessitent d’être adaptées au contexte; par exemple, les températures sont fort différentes à La Chaux-de-Fonds ou à Neuchâtel.
Sans tabou, des réflexions sont indispensables. Les cours doivent-ils être davantage concentrés sur le matin? Faut-il augmenter la durée de vacances en été? Par ailleurs, comment adapter les bâtiments scolaires et les cours d’école aux températures extrêmes?
Ces adaptations aux fortes chaleurs sont nécessaires, mais ne suffiront pas: il est vital que la lutte contre le dérèglement climatique redevienne un thème politique prioritaire et que des mesures fortes pour réduire les émissions de CO2 soient réellement prises.
Dix-huit mois après son arrestation et avoir obtenu gain de cause devant les tribunaux, Ali Abunimah est de retour à Zurich. Le directeur de «The Electronic Intifada» revient sur son expulsion de Suisse et dénonce la responsabilité européenne dans les violences commises par les colons en Cisjordanie
Il avait passé deux nuits derrière les barreaux de la prison de Zurich-Ouest. Le 25 janvier 2025, Ali Abunimah, journaliste palestino-américain et directeur du média en ligne The [_Electronic Intifada,
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Ces derniers mois, la balance commerciale entre les Etats-Unis et la Confédération a été favorable aux Américains. Mais pas en mai. Sans qu’on sache exactement pourquoi et si cela aura un impact sur les négociations douanières
Est-ce une exception ou un retournement de tendance? Toujours est-il qu’en mai, la Suisse a enregistré un excédent commercial de 2,9 milliards de francs avec les Etats-Unis, selon les douanes. Ces derniers mois, le solde était pourtant en général largement favorable à la patrie de l’Oncle Sam.
L’inversion du mois dernier n’est pas due à la pharma, le secteur fort de l’économie helvétique. Ni à l’horlogerie ou aux machines. Mais à l’or: en mai, la Confédération a en effet importé particulièrement peu de métal jaune des Etats-Unis – pour 420 millions de francs contre une moyenne mensuelle, de juin 2025 à avril 2026, de 4 milliards de francs.
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Les Services industriels de Genève (SIG) sont sous un flot de critiques en raison de leur décision de ne plus entretenir les canalisations «non stratégiques» sur le domaine privé. Des propriétaires font part de leur désarroi et la politique s’en mêle
Le courrier est parvenu quelques semaines avant Noël 2025. A son enveloppe en papier recyclé, Fadi M. a tout de suite compris qu’il émanait des Services industriels de Genève (SIG). «Entretien des conduites privées d’eau potable», précisait l’objet. La lettre a fini dans la corbeille à papier avant que ce père de famille ne la récupère quelques jours plus tard, alerté par des voisins qui l’avaient reçue aussi. Derrière des formulations alambiquées, c’est un changement de paradigme qui s’annonce. La réparation et le renouvellement d’une conduite enterrée sous un terrain privé seront désormais à la charge de ses propriétaires.
«Cette décision, sans aucune concertation, c’est un abus de pouvoir», grince Fadi M., en recevant sur la terrasse de sa villa, blanche et moderne, comme il en fleurit à Corsier, paisible village au bord du Léman. Ce quadragénaire conteste tant le fond que la forme. Le courrier, envoyé sans recommandé, contenait une convention d’accord «strictement confidentielle», offrant une indemnisation. Il suffisait de la renvoyer signée, après avoir renseigné son IBAN, et c’est près de 30 000 francs qui seraient tombés sur le compte en banque de Fadi M. «Un joli chèque, mais qui a tout du cadeau empoisonné», s’indigne ce directeur d’entreprise. Qui ne signera rien. L’association de quartier est convoquée, un avocat mandaté.
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Le célèbre sociologue de la mort Bernard Crettaz a laissé des traces en Suisse, et des sujets de recherche repris par de jeunes universitaires
CHRONIQUE. C’est un petit terrain, réservé aux entraînements, aux juniors et aux vétérans. Dans quelques mois, il sera refait, remplacé par une pelouse synthétique. C’est un progrès pour le club mais un crève-cœur pour les habitués
La Coupe du monde aux Etats-Unis est l’occasion de voir des stades incroyables. Et même parfois de l’intérieur, comme à Los Angeles où il était possible de fouler la pelouse à la veille du deuxième match de l’équipe de Suisse. Même vide, c’est déjà un vertige, littéralement. L’impression d’être au pied d’une forteresse. La sensation aussi que l’on ne peut pas arriver là par hasard, qu’il y a des paliers à franchir. Un joueur amateur serait sans doute incapable de faire une simple passe, trop de stress, trop d’éléments extérieurs, trop de sens perturbés en même temps. Au fond, même si le terrain est plat, c’est aussi ardu que de vouloir descendre Kitzbühel à skis: vous n’avez aucune chance de vous en tirer si vous n’avez pas passé toutes les étapes intermédiaires.
Je suis la grenouille plongée dans une casserole que l’on n’a jamais portée à ébullition. J’en suis resté, comme beaucoup, aux terrains amateurs, avec parfois une main courante et une poignée de spectateurs derrière, avec le plus souvent un simple grillage comme entourage, pour que les ballons ne se perdent pas dans le maïs. Ayant toujours joué dans le même club, je foule les mêmes terrains depuis l’été 1982. Un en particulier, que nous appelons «le terrain C». Le A est celui des matchs de la première équipe – les Français disent «terrain d’honneur» – qui n’offre qu’un bref moment de gloire dans le temps long d’une carrière, le B est celui des entraînements boueux l’hiver qui le transforment en désert gluant, puis aride. Acquis un peu plus tard, dons d’un paysan qui avait plus qu’assuré ses vieux jours en vendant d’autres parcelles, les terrains C et D accueillent les juniors, les vétérans et les entraînements à la belle saison. A une ou deux années près, nous sommes arrivés en même temps au club.
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CHRONIQUE. Le peintre britannique, décédé le 11 juin 2026 à l’âge de 88 ans, n’a cessé d’interroger les techniques de représentation inventées par les humains. Au-delà de la beauté de ses œuvres, il invite à poser un regard critique et politique sur les images
Aux cimaises de la Galerie Lelong à Art Basel, un très grand dessin – 2,36 mètres sur 1,78 mètre – lumineux. Une allée rose, striée par les ombres des arbres, s’enfonce dans les bois verts. Il y a des jonquilles, un toit, une boîte aux lettres blanche, un panneau accroché à un tronc, avec une tête de cheval. Le cartel annonce The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire, dessin sur iPad imprimé et monté sur un panneau d’aluminium.
Toute sa vie, David Hockney, l’auteur de cette œuvre si contemporaine dans sa forme, décédé à 88 ans le 11 juin, aura non seulement créé des images, mais il aura aussi interrogé sans cesse, par son art, par ses explorations et ses réflexions, la façon dont les humains voient et représentent le monde. Peintre, mais aussi photographe, paysagiste et scénographe à ses heures, il dit avoir toujours cherché dans son travail et la forme et le sujet. Au point que – il le raconte dans un petit texte édité par sa galerie, intitulé «Une éducation artistique» – lorsqu’il se frotte, brièvement, à l’abstraction, il prend l’abstraction comme sujet: «Je la commentais», écrit-il.
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OPINION. Tous les intervenants qui se sont émus de la «Suisse à 10 millions» sont restés engoncés dans leurs intérêts immédiats, quand il faudrait quitter le simplisme et le sentiment d’exceptionnalité suisse pour nous replacer dans le monde naturel si nous voulons qu’il existe demain encore, pose l’écrivain Christophe Gallaz
Ce qui désespère dans le discours développé dans les médias par les intervenants de toute espèce, politique et professionnelle, inspirés par l’initiative dite des «10 millions» – rejetée dimanche dernier –, c’est que ces derniers ne se sont pas élevés au niveau des réflexions faîtières utiles. C’est qu’ils n’ont pas engagé leur esprit dans une perception synthétique du monde tel qu’il chavire. Et c’est donc aussi, hélas, qu’ils n’ont pas éclairé cette fraction-pivot de l’opinion publique dont les progrès de la conscience seront cruciaux dans les temps à venir.
J’évoque ici celle qui s’oppose radicalement à toute promotion de la xénophobie fondée sur la disqualification de l’Autre, mais s’angoisse jusqu’au désespoir de voir notre espèce continuer à penser notre planète comme si ses entassements démographiques, ses ressources tirées du sol, les formes du Vivant non humain et leurs décors étaient illimités.
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CHRONIQUE. Le fossé entre villes et campagnes se creuse, entend-on régulièrement; les zones rurales n’ont pourtant pas perdu de poids politique face aux villes, mais c’est leur marginalisation dans l’espace public qui conduit à la frustration et à un vote identitaire, écrit notre chroniqueur Yves Petignat
Les villes sont progressistes et les régions rurales conservatrices. Point! Pourquoi chercher une autre explication? Au lendemain de chaque élection ou votation fédérales, les médias reprennent méthodiquement le même cantique: «Le fossé entre villes et campagnes ne cesse de se creuser!» Depuis la fin des années 1980, politologues et sociologues dressent le même constat. Or, selon le «Baromètre ville-campagne» de l’institut Sotomo, le phénomène s’est spectaculairement accéléré depuis 2020. Bien que, comme l’a confirmé la votation de ce dimanche au sujet de l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», l’antagonisme ville-campagne soit nettement moins marqué en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.
Ranger les villes dans la colonne de gauche et les campagnes dans celle de droite, c’est simple, mais insuffisant. Cela n’explique rien, sinon la déception des perdants. Ainsi, dimanche au soir de sa défaite, le président de l’UDC suisse, Marcel Dettling, a-t-il lâché son amertume: «La Suisse n’a rien à fêter aujourd’hui. Dans la formation de l’opinion, les villes ont tout simplement enseveli les campagnes, à l’image d’une avalanche.».
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CHRONIQUE. Près d’un citoyen sur deux a voté contre une extension incontrôlée de la population résidente, il faudra vraiment écouter les préoccupations de la population, écrit notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton
Les votations de dimanche dernier étaient scrutées avec une attention toute particulière tant les enjeux étaient lourds et les conséquences tangibles. La modification de la loi sur le service civil, attaquée par référendum, entendait en réduire l’attractivité, arguant qu’il devait rester une exception et non une alternative au service militaire, comme le dit la Constitution. Les votants se sont prononcés à 52,5% en faveur du texte. Les nombreuses structures qui profitent à bon compte de ce vivier de main-d’œuvre bon marché craignent d’en manquer désormais, ce qui prouverait d’ailleurs l’absence de conflit de conscience. Ainsi, le peuple suisse a confirmé son attachement à l’armée de milice et à son esprit. En 2013, il avait rejeté à 73% l’abrogation du service militaire obligatoire proposé par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), la radicalité de cette proposition justifiant la différence entre les deux scores. Les nouvelles mesures restrictives stipulées par la loi entreront donc en vigueur, sans aménagement ni ménagement.
Il en va autrement concernant les initiatives. C’est une des grandes qualités du système suisse que, lors de résultats assez serrés, les autorités tiennent compte des vœux de la minorité. Avec un refus à 54,8%, le texte «Pas de Suisse à 10 millions!» a échoué dans une plus forte proportion qu’attendu. Bien sûr, la proposition était quantitativiste et sans nuance, peu lisible quant à ses modalités d’application. A part l’UDC, l’entier du spectre politique s’y opposait, sans oublier toutes les faîtières économiques, les syndicats et autres voix qui pèsent dans le pays. Malgré ces deux facteurs négatifs, près d’un citoyen sur deux a manifesté ses craintes face à une extension incontrôlée de la population résidente, avec tous ses inconvénients induits. Ce serait une faute grave de ne pas les entendre et les commentateurs, dimanche soir, en étaient tous conscients, y compris la directrice d’Economiesuisse, structure qui avait mis des moyens très importants dans la campagne. Malheureusement, ces propos ne les engagent à rien.
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CHRONIQUE. Un tribunal allemand a récemment estimé que Google était responsable pour le contenu affiché via son service AI Overview. Un jugement aux conséquences incertaines
Impossible d’y échapper. De plus en plus souvent, lorsque vous effectuez une recherche via Google, une réponse générée avec de l’intelligence artificielle (IA) est affichée. Même si vous n’avez rien demandé de tel, Google rédige un petit texte, en plusieurs points, citant généralement plusieurs sources. Ce sont les «AI Overviews». Attaqué de plein fouet par ChatGPT, Google transforme ainsi son moteur de recherche en chatbot. Et ce n’est que le début, puisqu’un «AI Mode» sera bientôt disponible, basculant le service davantage encore vers l’IA.
Il arrive que les réponses rédigées par ces «AI Overviews» soient fausses. Google, comme tous les créateurs de solutions d’IA, affiche un avertissement stipulant que ses systèmes peuvent se tromper, et qu’il faut vérifier les infos. Mais ce n’est pas suffisant, a récemment tranché un tribunal allemand. Dans cette affaire, deux éditeurs ont remarqué que les «AI Overviews» les accusaient de pratiques commerciales douteuses. Ces deux entreprises ont porté plainte contre Google, et ont obtenu gain de cause auprès d’un tribunal situé à Munich.
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ÉDITORIAL. Face à la crise de l’école inclusive et à l’illusion intenable du sur-mesure, le canton de Vaud doit abandonner l’angélisme individualiste pour imposer un virage pragmatique, axé sur l’aide à la classe et le respect des exigences scolaires
Alors que les élèves bouclent leurs dernières évaluations de l’année dans la ferveur de la fin des classes, le grand examen de conscience de l’école inclusive, lui, ne fait que commencer. Sur le papier, ses intentions sont sacrées: accueillir chaque enfant dans sa singularité. L’école inclusive a le verbe haut et le cœur sur la main. Mais à force de promettre le «sur-mesure», l’école s’est enfermée dans un mensonge de départ. L’égalité parfaite est une illusion. Dire que l’école doit s’adapter «à chaque enfant» est une erreur totale, un corollaire de l’individualisme ambiant qui épuise les profs et n’aboutit qu’à étiqueter les élèves.
Dans le canton de Vaud, l’heure n’est plus aux théories de salon de «l’école à 360°», mais à la gestion de crise. Ce mois de juin 2026, le conseiller d’Etat Frédéric Borloz a dû présenter en urgence un plan d’action face à une réalité brutale: l’explosion des troubles du comportement et la dégradation de la santé mentale, qui viennent s’ajouter aux «dys» ou au TDAH. Pour tenter de sortir de ce puits sans fond du sur-mesure – où il y aura toujours un parent pour estimer que son enfant n’est pas traité pico bello –, l’Etat change de cap. L’idée glisse vers le «prêt-à-porter» avec une réintroduction discrète de la séparation en milieu ordinaire.
Pourtant, le débat administratif et politique s’embourbe toujours dans la rengaine du manque de moyens. C’est faux: il n’y a jamais eu autant d’argent et de ressources injectés dans l’école vaudoise pour l’inclusion qu’aujourd’hui. Il faut réinjecter du pragmatisme, aider ceux qui en ont besoin, sans abaisser les exigences pour les autres.
Cette dérive a d’ailleurs fini par se heurter au mur du droit. L’année dernière, un arrêt du Tribunal cantonal est venu fustiger une pratique scolaire devenue aberrante: la généralisation du tiers temps d’examen. Pour s’éviter une gestion de fin d’épreuve différenciée, de nombreux établissements octroyaient cette rallonge à l’ensemble de la classe. Or, pour les juges, cette manière de faire viole le principe d’égalité de traitement. En donnant du temps à tous, on ne compense rien, on décale la norme. L’élève dyslexique passe son épreuve en apnée, tandis que son voisin sans trouble peaufine sa copie.
L’inclusion n’est pas une simple posture morale. Si le politique refuse d’en payer le prix fort par un investissement massif dans le coenseignement, la baisse des effectifs et de vraies mesures compensatoires individualisées, elle se transforme en une machine à exclure. Pour que l’école publique demeure le lieu de l’égalité des chances, il est temps de troquer l’angélisme contre un réel courage pragmatique. Sans quoi, l’idéal inclusif continuera de s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions.
CHRONIQUE. Soumises à des pressions croissantes concernant leurs investissements, les institutions de prévoyance suisses pourraient s’inspirer d’une récente expérience démocratique menée aux Pays-Bas
Les caisses de pension sont des acteurs financiers d’importance, détenant autour de 20% du capital des sociétés cotées en bourse. Elles ont aussi grandement contribué à l’essor de la finance durable ces vingt dernières années, adoptant des politiques d’investissement responsable et d’engagement actionnarial. Par leur nature collective, elles représentent, réellement ou potentiellement, une courroie de transmission entre aspirations citoyennes et gouvernance globale. Comme le montre l’actualité récente, le rôle extra-financier des caisses de pension est de plus en plus discuté.
Lors des élections locales tenues au printemps 2026 en Grande-Bretagne, cette question a figuré parmi les thèmes de campagne. A droite, Reform UK a appelé les caisses de pension à se concentrer sur leur mission première – le paiement des retraites – et à réduire leurs programmes d’investissement responsable à connotation woke. A gauche, le Green Party a au contraire appelé les institutions de prévoyance à sortir du capital de sociétés jugées complices de violations du droit international dans le cadre du conflit israélo-palestinien.
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CHRONIQUE. Celui qui longtemps fut l’homme à abattre selon les grands gestionnaires de fortune fut aussi un visionnaire pour ce qui concerne le secret bancaire, selon l’écrivain Metin Arditi, son ami
Rendons à Jean Ziegler ce qui revient à Jean Ziegler (et je ne dis pas cela parce que nous avons partagé quarante ans d’amitié fraternelle). Longtemps perçu par les classes dirigeantes comme l’homme à abattre, pour ses attaques virulentes contre le secret bancaire, il avait l’exigence de ceux qui aiment vraiment leur pays. Si le secret disparaît, disait la place financière, le coup nous sera très rude, voire fatal. «Cet homme joue contre la Suisse», telle était la doxa. Il paraissait pourtant évident, à cette époque déjà, que le secret bancaire allait s’effriter, du fait des développements de l’informatique et des exigences de transparence toujours plus simples à satisfaire. Transformée en profondeur par des banquiers genevois lucides qui voyaient dans les métamorphoses à venir l’occasion d’un renouveau de la profession, la grande gestion de fortune genevoise ne s’est jamais si bien portée qu’aujourd’hui. Et il ne viendrait plus à l’idée d’un cinéaste de mettre en scène des banquiers suisses véreux acceptant des valises bourrées de dollars amenées par des étrangers louches qui refusent de dévoiler leur identité sinon par une suite de chiffres (comme dans le charmant film L’Affaire Thomas Crown), image ridicule qui ne correspondait pas à la réalité, bien sûr, mais c’était celle que l’étranger percevait souvent de notre pays, et ce n’était pas glorieux. Le vilipendé avait raison avant tout le monde. Jean Ziegler? Héros national.
CHRONIQUE. Il y a toujours pléthore de candidats au prix décerné par l’Association genevoise des journalistes, ressuscité cette année. Grand dénicheur d’absurdités pas seulement du bout du lac, notre chroniqueur Alexis Favre, qui animait la fête, a déjà son idée pour l’année prochaine…
Après six ans d’absence, le Prix de la Genferei d’or a fait son grand retour jeudi soir sur le Bateau Genève, ce joyau de la CGN immobilisé pour toujours devant le Jardin anglais, comme une allégorie. Il se pourrait que vous soyez passé à côté de l’événement pour cause de Johan Manzambi, vous êtes évidemment pardonné, «hop Suisse». Mais la renaissance de la Genferei mérite elle aussi quelques minutes de votre attention.
Remotivée par je ne sais quoi – serait-ce l’abondance de matière? –, l’Association genevoise des journalistes a décidé de faire renaître cette année cette tradition délicieusement grotesque de la principauté du bout du lac: récompenser la plus belle genevoiserie de l’année. Avec charge pour ma pomme d’assurer la maïeutique au micro.
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CHRONIQUE. Deux conceptions des injustices s’affrontent, écrit le professeur de philosophie neuchâtelois Olivier Massin. La conception classique implique que les injustices sont commises par des coupables; la plus moderne, que les injustices peuvent être systémiques, sans auteur. Faut-il les considérer comme des infortunes?
Dans le règne des maux, l’injustice occupe une place cardinale. A l’instar de la maladie, elle engendre de profondes détresses. Mais, contrairement à celle-ci, l’injustice a un coupable: elle relève non de l’infortune, mais du tort commis. A la souffrance subie, elle ajoute une seconde peine: la blessure d’une origine inique. Aussi réclame-t-elle, pour qui en est témoin, non seulement la compassion, mais l’indignation, et, pour qui la subit, non seulement la résilience, mais l’exigence de réparation. Et, à défaut, comme chez Dantès, le désir de vengeance.
Une conception nouvelle, qui place au premier plan les «injustices systémiques», remet aujourd’hui en cause le fondement même de cette conception traditionnelle. Pour cette dernière, un système ne peut être injuste que s’il découle d’actions injustes – d’un parent, d’un juge, d’un tyran. Pour la nouvelle conception, ce n’est plus le cas: il y a des injustices sans coupable. Est injuste toute structure sociale qui désavantage durablement certains groupes, indépendamment de toute malveillance ou négligence individuelle. D’où les oxymores qui lui servent de devises: «racisme sans racistes», «oppression sans oppresseurs», «sexisme sans sexistes».
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ÉDITORIAL. En repoussant l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», les citoyens ont fait preuve d’une sagesse exemplaire. Prochaine grande échéance, les bilatérales III. Voté en juin 2016, le Brexit représente un test grandeur nature à avoir en tête
Il y a 10 ans, à l’issue d’une campagne nauséabonde, éclaboussée par l’assassinat de la députée écologiste Jo Cox, les Britanniques décidaient de claquer la porte de l’Union européenne. Si ce divorce à l’anglaise témoigne du caractère résolument insulaire de la perfide Albion, il rappelle aussi le désamour qu’inspire une Bruxelles jugée trop étouffante, bien au-delà des frontières du Royaume-Uni.
Six ans après que le Brexit est devenu réalité, cela n’empêche pas six Britanniques sur dix de manger leur chapeau melon et d’estimer que la décision de quitter l’UE a été une erreur, selon un récent sondage deYouGov. En outre, 55% des sondés vont jusqu’à désirer rejoindre le club des 27 avec une demande peu réaliste: pouvoir bénéficier des dérogations que Londres avait obtenues jadis.
L’immigration non maîtrisée et l’impact économique de cette séparation mal négociée, source qui plus est d’instabilité politique avec six premiers ministres en dix ans, sont pour beaucoup dans ce retournement de situation. Evidemment, rien ne dit qu’il se confirmerait dans les urnes, d’autant plus que le mouvement de Nigel Farage, porte-drapeau des brexiters, a le vent en poupe, signe de la polarisation de la société britannique. Reste que la croissance perdue dans l’opération est évaluée à 6% de PIB par la Banque d’Angleterre.
Un constat que la Suisse aura tout intérêt à avoir en tête lors de la votation sur les bilatérales III, prochaine grande échéance qui attend son économie, probablement en 2028. Pour une UDC défaite dans les urnes il y a 10 jours sur l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», le rendez-vous s’annonce d’ores et déjà comme la mère des batailles.
C’est sur un compromis arraché de haute lutte que le peuple devra se prononcer, un paquet d’accords par essence imparfait puisque les deux parties assises à la table des négociations doivent obtenir des concessions.
Durant la campagne à venir, on ne manquera donc pas, et c’est normal, de débattre de la perte de souveraineté entraînée dans les secteurs couverts par les bilatérales. Alors que l’environnement international se durcit comme jamais depuis la chute de l’Union soviétique, la ligne de crête sur laquelle chemine une Suisse rompue à la pratique de la randonnée en milieu exigeant n’en demeure pas moins la moins mauvaise option, en d’autres termes la meilleure à disposition. Les remords qui habitent aujourd’hui une grande partie des brexiters d’hier sont là pour nous le rappeler. Au parlement et aux citoyens de s’en souvenir le moment venu.
A Séoul, les boutiques de cosmétiques surfent sur une nouvelle promesse miracle. A l’aide de sérums, patchs à micro-aiguilles ou films UV invisibles, l’EGF, une protéine naturellement présente dans le corps, a pour objectif de régénérer les cellules cutanées
A Séoul, en ce mois de mai, la saison touristique bat son plein. Les boutiques du quartier commerçant de Myeongdong, populaire pour sa skincare et sa street food, sont pleines à craquer. Surtout les magasins Olive Young – l’enseigne de cosmétiques la plus populaire de Corée –, qui s’enchaînent à la pelle tous les 50 mètres. Portée par la foule compacte de touristes, je suis à l’affût des derniers ingrédients K-beauty. Je tombe sur ce que j’espère être une nouvelle pépite: l’EGF, autrement dit l’Epidermial Growth Factor, en français «facteur de croissance épidermique».
Ce jargon scientifique désigne une petite protéine naturellement présente dans le corps, qui a pour rôle de déclencher le renouvellement des cellules de l’épiderme, la couche la plus superficielle de la peau. Ces facteurs de croissance sont libérés par les cellules de l’épiderme et les plaquettes sanguines, en particulier lorsque la peau doit se réparer (en cas d’irritations, de micro-lésions ou de petites blessures).
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CHRONIQUE. L’Europe ne manque pas d’argent pour innover. Elle le dépense mal. En comparant les stratégies industrielles, cette chronique montre comment le réflexe égalitariste du Vieux-Continent l’empêche de miser sur ses véritables relais de croissance
Dans la précédente chronique, nous avons présenté les chiffres qui documentent le décrochage de l’Europe. Ce constat a longtemps fait l’objet de débats controversés. D’un côté, ceux qui tiraient la sonnette d’alarme, comme les Nobel d’économie Jean Tirole ou Philippe Aghion. De l’autre, Paul Krugman, également Nobel, qui jugeait le déclin largement fantasmé. L’Histoire semble donner raison au premier camp. Désormais, le débat se déplace vers les solutions pour remédier à l’inquiétante dérive européenne.
Dans son ouvrage La Prospérité retrouvée, l’économiste Bergeaud explique le décrochage européen notamment par une «trappe à technologie de milieu de gamme»: une économie à la base industrielle robuste, mais incapable de franchir le cap de l’innovation de rupture. L’Europe investit ainsi massivement dans ce qu’elle a su faire, et beaucoup moins dans ce qu’elle pourrait savoir faire un jour. Les Etats-Unis suivent la trajectoire inverse. C’est ce qui explique qu’ils ont vu en vingt ans émerger une foule de nouvelles entreprises technologiques et de personnalités qui se placent aux premières places des classements de la richesse, pendant qu’en Europe les entreprises qui dominaient au début du siècle sont toujours les mêmes que celles qui font la course en tête aujourd’hui. Le monde change, parfois brutalement, sauf l’Europe. Or comme le rappelle Bergeaud, c’est le développement de nouveaux secteurs d’activité et de nouveaux produits et services qui fait l’essentiel de la croissance.
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OPINION. Une bonne manifestation est une manifestation qui ne se tient pas. C’est bien l’horizon que dessine la nasse effectuée par la police genevoise le 14 juin. Elle ne vise ainsi plus seulement à contenir les violences, mais à rendre l’exercice d’une liberté publique suffisamment coûteux pour que les citoyens y renoncent, écrit Olivier Fillieule, spécialiste des questions de maintien de l’ordre et de mouvements sociaux
Bertolt Brecht écrivait que «le fleuve emportant tout, on dit qu’il est violent, mais nul ne taxe de violence les rives qui l’enserrent». La manifestation No-G7 en offre une illustration. Depuis des mois, l’autorité civile et la police annonçaient jusqu’à 50 000 manifestants et 800 à 1000 protestataires potentiellement violents. Genève se barricade: frontières contrôlées, gares surveillées, parcs fermés, vitrines coffrées. La prévention du désordre en produit beaucoup; l’opinion l’imputera commodément à la manifestation.
Le 14 juin, un peu plus de 30 000 personnes défilent. Le bloc anticapitaliste en réunit 400 à 600. Deux groupes d’une quinzaine ou d’une vingtaine d’individus chacun y commettent l’essentiel des déprédations. Les haches, pics à glace et boules de pétanque annoncés cèdent la place aux canettes, fusées d’artifice et pierres ramassées sur place. Quelques vitrines sont brisées; une Tesla brûle. A en juger par sa carrière iconographique, elle aurait presque suffi à matérialiser l’émeute annoncée.
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OPINION. Décidément, l’essai de Markus Somm «Pourquoi la Suisse est devenue riche» déclenche le débat. Ce récit héroïsant oublie ce que la Suisse doit à ses prédations, estimait récemment Dominique Dirlewanger – mais cette critique passe elle-même sous silence les réalisations individuelles, écrit à son tour l’historien du libéralisme Olivier Meuwly
Le livre Pourquoi la Suisse est devenue riche, sorti cette année dans sa version française, a rencontré un surprenant écho médiatique. Nos médias ne nous ont pas forcément habitués à raconter comment la Suisse a su transcender un territoire ingrat et pauvre pour le transformer en l’un des vainqueurs d’un capitalisme dont elle a nourri l’élan à travers ses plus habiles entrepreneurs. Est-ce dû au côté sulfureux de son auteur, le journaliste Markus Somm, rédacteur en chef du Nebelspalter et hagiographe de Christoph Blocher?
La surprise provoquée par l’accueil réservé à son livre est inversement proportionnelle à celle suscitée par la réaction d’historiens marqués à gauche, unis dans la détestation d’un opus voué à célébrer les prouesses d’audacieux capitalistes qui ont, de plus, eu le culot de contribuer à l’enrichissement d’un pays que rien ne prédisposait au succès. Sans doute plusieurs manquements que lui reproche Dominique Dirlewanger sont-ils justifiés. Même si le livre de Somm s’apparente à un essai, il ne lui était pas interdit d’utiliser une littérature aisément accessible et de pigmenter sa démonstration de références à une histoire sociale en effet un peu vite éjectée de sa construction du capitalisme suisse.
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CHRONIQUE. La candidate du Rassemblement national à l’élection phare de 2027 phagocyte le débat en France sur la canicule avec son plan massif de climatisation, écrit notre correspondant
Peut-être dopée par les vagues bruissements parisiens d’un verdict à son procès qui pourrait s’avérer plus clément qu’attendu (et donc lui permettre de se présenter à la présidentielle d’autant que son dauphin Bardella est en perte de vitesse depuis ses escapades princières), Marine Le Pen part à l’offensive. Et comme toujours quand elle lâche les chevaux, elle est très efficace.
Se donnant des airs plus remontés que jamais, face aux canicules historiques qui s’enchaînent, elle a grondé ces derniers jours: «Il faut un grand plan clim, évidemment.» «C’est en partie criminel» d’encore construire des hôpitaux sans climatisation, affirme-t-elle. «C’est une décision de santé publique que d’équiper massivement l’ensemble de nos locaux.»
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ÉDITORIAL. La canicule fait désormais partie de notre vie. Elle nécessite une réorganisation, notamment dans les écoles afin d’éviter la cacophonie qui existe dans certains établissements ou villes
Quelle déception pour de nombreux écoliers lausannois! La Fête du Bois, tradition ancestrale de la capitale vaudoise, n’aura pas lieu ce mercredi après-midi. Les élèves âgés d’entre 6 et 8 ans ne défileront pas, costumés, de l’esplanade de Montbenon au parc de Milan.
Les autorités lausannoises ont pris cette décision en raison de la canicule. Un choix parfaitement raisonnable, mais qui interroge pour le futur. Désormais, la canicule fait partie de nos vies et il faut donc s’adapter, sans donner l’impression de découvrir chaque été que les températures augmentent.
Si l’on garde l’exemple de la Fête du Bois, on pourrait imaginer que désormais les cortèges aient lieu le mercredi matin. L’idée n’a rien de révolutionnaire et ne chamboulerait que peu la tradition.
Plus de doute, le dérèglement climatique nécessite à la fois de petites adaptations et de grands bouleversements. Tous les pans de la société sont concernés, dont l’école. D’ailleurs, les responsables de l’instruction publique n’ont pas découvert la chaleur cette semaine. Ainsi, dans le canton de Vaud, il existe depuis juin 2024 un «Guide pratique concernant les mesures à prendre en cas de fortes chaleurs». Mais son application est de la responsabilité des directeurs d’établissement et des enseignants eux-mêmes. Et dans la pratique, c’est la grande cacophonie: à Genève, une direction a écrit aux parents pour leur dire qu’ils pouvaient choisir d’envoyer ou non leurs enfants à l’école. Cela crée du flou, de l’incertitude et du stress pour les parents qui n’ont pas de solution de garde. A Lausanne, une enseignante a proposé que les enfants prennent leurs congés joker durant cette canicule. Ces congés – que les parents peuvent utiliser sans justification – ne sont pas du tout prévus pour de telles circonstances, et là encore cette suggestion est culpabilisante et inégalitaire.
Il est donc essentiel que les écoles prennent leurs responsabilités et que ces décisions ne dépendent pas du seul professeur. Dans chaque canton, elles nécessitent d’être adaptées au contexte; par exemple, les températures sont fort différentes à La Chaux-de-Fonds ou à Neuchâtel.
Sans tabou, des réflexions sont indispensables. Les cours doivent-ils être davantage concentrés sur le matin? Faut-il augmenter la durée de vacances en été? Par ailleurs, comment adapter les bâtiments scolaires et les cours d’école aux températures extrêmes?
Ces adaptations aux fortes chaleurs sont nécessaires, mais ne suffiront pas: il est vital que la lutte contre le dérèglement climatique redevienne un thème politique prioritaire et que des mesures fortes pour réduire les émissions de CO2 soient réellement prises.
Les menaces sur l’emploi et la démocratie que fait planer l’intelligence artificielle sont telles qu’elles incitent, y compris des voix libérales, à sonner l’alarme. Est-il encore temps de parer au danger? Dans un texte peu connu, Karl Marx avait eu une intuition géniale qui pourrait nous éclairer
L’IA va-t-elle finir par nous dévorer? Alors profitons-en pour tout révolutionner. Son impact sur nos vies s’annonce si déstabilisant que même les esprits les moins soupçonnables de jouer aux Cassandre de la décroissance se sont mis à tirer la sonnette d’alarme. Ainsi, on a vu dernièrement dans les colonnes de ce journal le fondateur du Forum économique de Davos, Klaus Schwab, se faire le thuriféraire de l’Etat, comme garant ultime de la démocratie.
Plus à l’ouest, les princes (noirs ou blancs?) de la tech ont fait leur ce qui était jusque-là l’un des chevaux de bataille de la gauche, à savoir l’instauration d’un revenu universel, pour compenser les pertes d’emploi incalculables que l’IA fait planer au-dessus de nos têtes. Nul ne sait encore au juste quel sera le prix à payer pour l’entrée de l’IA dans nos modes de vie. Mais on devine d’ores et déjà qu’il sera lourd, trop peut-être.
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OPINION. C’est peut-être à Genève que l’idée initiale de la Fête de la musique a trouvé aujourd’hui l’une de ses formes les plus abouties. Là où la manifestation française est parfois devenue une gigantesque foire sonore, la Cité de Calvin a réussi à construire quelque chose de remarquablement cohérent, écrit le pianiste et codirecteur du festival Les Athénéennes Marc Perrenoud
Demander à un musicien professionnel et indépendant d’écrire sur la Fête de la musique est toujours un exercice un peu dangereux. Mais c’est aussi une tentation difficile à repousser. Dans nos milieux, nous adorons parler de la Fête de la musique. Nous adorons la critiquer, la tourner en dérision, l’appeler la «fête à la saucisse», rappeler que la matière première de l’événement, les musiciens, est souvent la moins bien traitée, et ressasser l’éternelle question des cachets dérisoires.
La première chose dont il faut se rappeler est que la Fête de la musique est une création française du début des années 1980. Et contrairement à ce que l’on entend parfois, l’idée est excellente. Elle s’inscrit dans un contexte culturel très particulier: celui d’un pays qui, après la Seconde Guerre mondiale, a construit avec une remarquable constance une véritable politique culturelle. Réseaux de théâtres, centres dramatiques, maisons de la culture, conservatoires, orchestres, festivals, salles de concerts: la France a développé un maillage exceptionnel du territoire et une vision claire de la place que la culture devait occuper dans la société.
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CHRONIQUE Ces jours, la canicule est si forte qu’on la compare à celle de 2003 qui a causé la mort de 1000 personnes en Suisse, 15 000 en France. Notre chroniqueuse liste des gestes salvateurs inattendus
Instinctivement, on pourrait penser qu’une bonne douche glacée permet à un corps surchauffé de se rafraîchir? C’est faux, prévient Helsana, qui donne ses dix conseils anti-canicule. «Même si la tentation est grande, renoncez aux douches froides, car elles resserrent vos vaisseaux sanguins et ralentissent le refroidissement du corps. L’eau froide signale par ailleurs à votre organisme qu’il doit se réchauffer. Préférez par conséquent les douches tièdes.»
Pareille contre-indication, plus connue, celle-là, concernant les courants d’air à domicile. D’ordinaire, lorsqu’il fait un peu chaud, les logements traversants ont cet avantage sur les autres: pouvoir créer un coup de frais en ouvrant des deux côtés de l’appartement. Un geste à oublier en période de fournaise. Dans cette surchauffe généralisée, vous devez aérer la nuit et tout fermer dès le matin, fenêtres, stores et volets compris, pour dresser une barrière contre l’air embrasé.
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HEIDI.NEWS. L’un des enjeux de réensauvagement est de restaurer les écosystèmes en trouvant des débouchés économiques. Dans la baie de Golköva, en Turquie, une idée brillante a émergé: proposer à des chefs étoilés de cuisiner un poisson invasif...
Ce profond bouleversement hormonal peut entraîner chez les femmes des effets secondaires difficiles à vivre. Pour répondre à ce problème, l’industrie du complément alimentaire a développé une offre pléthorique, aux résultats très variables
A force d’en parler avec ses amies, de lire des livres et d’écouter des podcasts sur le sujet, Sylvie, architecte de 53 ans à Lausanne, pensait être bien préparée à l’arrivée de la ménopause. Pourtant, l’intensité des premiers symptômes l’a complètement prise de court. «Je me réveillais plusieurs fois par nuit, en nage. En quelques mois, j’ai pris une dizaine de kilos. Et pour couronner le tout, j’avais constamment le moral en berne!» se souvient-elle.
Consécutifs à l’arrêt de la fonction ovarienne et à la chute drastique de la sécrétion d’œstrogènes et de progestérone qui se produisent en général entre 45 et 55 ans, ces maux aussi désagréables que courants s’ajoutent à une augmentation statistique du risque de contracter des pathologies graves. «A la ménopause, les femmes rattrapent les hommes en matière d’affections cardiovasculaires, souligne Olivier Marpeau, chirurgien gynécologique connu sur les réseaux sociaux sous le nom de «MonGyneco». Elles sont également davantage exposées au diabète, aux cancers et aux maladies articulaires, comme l’ostéoporose.»
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Selon un rapport de l'agence onusienne, la quasi-totalité des enfants sont exposés à au moins un risque climatique. Il existe «des points chauds», estime un des auteurs, Tom Slaymaker: l'Afrique subsaharienne, une partie de l'Asie du Sud et les petits Etats insulaires
«Les enfants sont en première ligne face aux impacts du changement climatique», alerte la patronne de l'Unicef, Catherine Russell. Alors que le réchauffement climatique multiplie sécheresses, ouragans ou canicules, plus d'un milliard d'enfants sont déjà exposés à au moins trois types d'aléas climatiques majeurs qui se superposent, alerte l'Unicef lundi, soulignant l'impact disproportionné dans certaines régions du monde.
Pour ce rapport, l'agence onusienne a croisé les données montrant où vivent les quelque 2,4 milliards d'enfants sur la planète avec la répartition géographique des huit impacts climatiques les plus fréquents: inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule (au moins 3 jours au-dessus d'une température élevée, différente selon les pays), chaleur extrême (toute journée à plus de 35°C), incendie et tempête de sable.
Alors qu'une succession de catastrophes affaiblit chaque fois un peu plus les enfants, le rapport se penche plus précisément sur ceux exposés à au moins trois aléas, catégorie qui a largement augmenté ces 20 dernières années.
Près de la moitié des enfants du monde (1,1 milliard) sont ainsi exposés à au moins trois risques, la combinaison la plus fréquente étant sécheresse-chaleur extrême-canicule (296 millions d'enfants, dont 74 millions au Nigeria, 34 millions au Pakistan, 32 millions en Inde).
La quasi-totalité des enfants (environ 2,3 milliards) sont exposés à au moins un risque, 2 milliards à au moins deux, 364 millions à au moins quatre, 53 millions à au moins cinq, 4 millions à au moins six et 123 000 à au moins sept (dont 46 000 en Birmanie).
Quant à savoir quel est le pire endroit pour un enfant sur Terre, «il n'y a pas de réponse courte», estime auprès de l'AFP Tom Slaymaker, un des auteurs du rapport.
Vu le nombre d'enfants concernés, ils sont exposés un peu partout, aussi bien dans les pays pauvres que dans les plus riches. «Mais ils ne sont pas égaux» devant ces risques, insiste-t-il.
L'Unicef met ainsi en lumière la «vulnérabilité» plus ou moins grande des enfants en fonction de l'accès à certains services de base (santé, nourriture, eau, éducation, protection). Et publie ces données pour aider les gouvernements à mieux se préparer à l'aggravation attendue des impacts du réchauffement.
Il existe toutefois «des points chauds», poursuit Tom Slaymaker, citant l'Afrique subsaharienne, une partie de l'Asie du Sud et les petits Etats insulaires.
Pour la combinaison d'au moins trois aléas, «sans surprise», les pays avec beaucoup d'enfants sont systématiquement en tête de liste pour le nombre d'enfants exposés (Bangladesh, Inde, Nigeria, Pakistan...). Mais en termes de pourcentage d'enfants touchés par pays, c'est l'Afrique subsaharienne, en particulier le Sahel, qui arrive en tête, notamment Centrafrique, Tchad, Mali, Niger, ou Soudan du Sud, où les impacts sont exacerbés par les difficultés des autorités à y faire face. Au Tchad par exemple, pays en crise humanitaire avec des difficultés d'accès à l'eau, à l'électricité ou à la nourriture, «plus de 95% des enfants» sont menacés par au moins trois aléas (sécheresse, chaleur extrême et canicule), un des chiffres les plus élevés au monde.
L'Unicef souligne également le risque de «cercle vicieux» dans ces pays fragiles: la sécheresse entraîne baisse des récoltes et plus d'insécurité alimentaire, les sols secs sont propices aux incendies et sont ensuite plus vulnérables aux inondations, inondations qui détruisent maisons ou écoles, et forcent des populations à fuir. Le tout rendant les enfants déplacés plus sensibles à la prochaine catastrophe et moins armés pour l'avenir, faute de scolarisation. Sans oublier les risques accrus de maladies comme le paludisme et le choléra.
Autres pays particulièrement vulnérables, les 39 Etats insulaires confrontés à des contraintes structurelles: isolement, petit territoire susceptible d'être entièrement ravagé par un ouragan, sans possibilité de se réfugier ailleurs, eau douce limitée, dépendance aux importations...
«Dans de nombreux pays, il y a des petites poches de population pas exposées à ces risques», indique toutefois Tom Slaymaker, qui note que ces poches ont tendance à se trouver dans l'hémisphère nord, notamment en Scandinavie.
Mais c'est parce que le rapport ne se penche que sur les huit risques les plus fréquents mondialement, insiste-t-il, soulignant que les enfants peuvent subir dans ces pays d'autres menaces non abordées, comme la fonte des glaciers ou le dégel du permafrost.
Dans la cité thermale de Haute-Savoie, où sont arrivés les chefs d’Etat du sommet, dont Donald Trump, il est surtout question d’Iran et d’Ukraine. L’ONG Oxfam déplore toutefois l’attitude des pays du G7, qui n’apportent plus le même niveau d’assistance aux pays les plus défavorisés
C’est sous un soleil de plomb que s’est ouvert lundi le G7, qui se tient jusqu’à mercredi à Evian. L’agenda du sommet, qui réunit ceux qui ont longtemps été les pays industrialisés les plus avancés du monde – avant que leur importance ne diminue face à l’émergence de pays comme la Chine et l’Inde –, a d’emblée été chamboulé par la perspective de signature vendredi à Genève d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Arrivé lundi dans l’après-midi dans la cité thermale au bord du Léman, Donald Trump a eu une discussion bilatérale avec son homologue français, Emmanuel Macron, avant de participer au dîner des chefs d’Etat. Bien que les guerres contre l’Iran et l’Ukraine semblent dominer l’ordre du jour, la société civile entend mettre les membres du G7 devant leurs responsabilités face aux pays les plus pauvres. On l’a déjà entendu dans les rues de Genève dimanche lors d’une manifestation anti-G7. On l’entend désormais à Evian.
Le département fédéral de l’économie a annoncé ce mardi la suppression dès 2027 de 58 postes au sein de son centre de recherche agronomique. L’alimentation saine et les nouveaux aliments sont en première ligne
Le centre de compétences de la Confédération en matière d’agronomie réduit ses coûts de fonctionnement. Il a décidé d’abandonner certaines activités de recherche, ce qui entraînera la suppression de 58 postes à temps plein.
Les mesures d’économie entreront en vigueur dès 2027. Agroscope continuera d’assurer la recherche sur la production primaire, les impacts environnementaux de l’agriculture, le conseil aux politiques et les tâches légales d’exécution, indique mardi le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).
En revanche, le centre agronomique ne poursuivra plus ses activités de recherche dans les domaines de l’alimentation saine, des nouveaux produits alimentaires, des cultures alternatives de niche, des plantes aromatiques et médicinales ainsi que du «Vertical Farming» (culture en intérieur sur plusieurs niveaux), note le DEFR.
Ces mesures d’économies ont été dictées aux coupes décidées par les autorités fédérales en raison «la situation financière tendue de la Confédération». Ainsi, le budget ordinaire d’Agroscope sera réduit, d’ici à fin 2029, de 10 millions de francs par rapport au budget 2023 du centre de recherche.
Face à cette situation, Agroscope a décidé de trancher dans le vif en biffant 58 postes à temps plein. Ces suppressions seront réalisées «autant que possible» par le biais de départs naturels, de postes vacants existants et de contrats à durée déterminée. Néanmoins, 43 personnes sont concernées par ce plan d’économie.
Agroscope va également examiner si des optimisations au niveau de son organisation et de ses infrastructures sont possibles afin de réduire encore les coûts. La stratégie des sites d’Agroscope, avec un campus central à Posieux (FR) et deux centres de recherche à Changins (VD) et Reckenholz (ZH), n’est pas remise en question.
Une équipe américaine a fabriqué du ciment qui rejette 12 fois moins de dioxyde de carbone que le procédé ordinaire, basé sur le calcaire. Les scientifiques proposent de recourir aux roches silicatées, qui ne contiennent pas de carbone
Le ciment est un poids lourd du réchauffement climatique. Sa fabrication représente 8% des émissions mondiales de carbone, même si l’amélioration des procédés a permis de réduire les rejets par tonne de 23% depuis 1990. Mais il sera difficile d’aller beaucoup plus loin sans repenser totalement sa conception, qui repose aujourd’hui sur la cuisson à haute température (1500 °C) d’un mélange de 80% de calcaire et de 20% d’argile.
Chaque année, plus de 4 milliards de tonnes de ciment sont produites dans le monde. C’est de loin le premier produit manufacturé. Il est majoritairement de type portland, baptisé ainsi parce que ses inventeurs, les Britanniques Joseph Aspdin et James Parker avaient remarqué que le matériau, une fois sec, prenait la même couleur que la pierre de Portland, une roche extraite sur l’île éponyme située au large du Dorset.
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CHRONIQUE. L’époque du «flyshaming» appartient au passé, s’inquiète notre chroniqueuse. Un sondage montre que l’avion est même une source de fierté pour 55% des Alémaniques et Romands interrogés. Et vous, que faites-vous cet été?
Souvenez-vous. Il fut un temps, juste après le covid, où prendre l’avion impliquait de dealer avec sa culpabilité. A cette époque, on était conscient que «le transport aérien émet entre 20 et 30 fois plus de gaz à effet de serre par passager que le train» et on en tirait des conséquences. Depuis, Trump a accédé au pouvoir, les conflits internationaux ont explosé, l’IA redistribue les cartes en matière de rapport à la réalité, bref, le monde perd la tête à vitesse grand V.
Dès lors, même chez des écolos convaincus, on entend cette phrase magique: «Oui, je prends l’avion, car les guerres, ça pollue de toute façon.» Et ils ne sont pas seuls à décoller, l’âme légère. Commandé par Aviationsuisse et effectué sur un panel représentatif de 3734 Alémaniques et Romands, un sondage de l’institut Sotorno publié en mai dernier montre que seulement 28% de nos concitoyens «éprouvent de la honte en achetant leur billet d’avion». Pour les autres, donc 72%, c’est open bar, ou plutôt open sky.
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Longtemps perçus comme une «tromperie» bienveillante permettant de limiter la prise de substances actives, les placebos seraient efficaces également lorsque les patients savent ce qu’ils prennent. Un projet lausannois va tester leur usage en pratique
Les «vrais» médicaments ne sont pas les seuls à agir sur certains symptômes. Un placebo, à savoir un comprimé qui ne contient aucune substance active, a une action concrète: il active certains circuits biologiques, notamment celui des endorphines libérées par le cerveau pour lutter contre la douleur.
«Notre corps a appris que lorsque l’on prend un médicament, il va y avoir un effet et il l’anticipe. Il réagit donc de manière automatique à la prise du placebo. Pas besoin d’y croire pour que cela fonctionne», explique Aurore Fernandez, chercheuse postdoctorante au Centre de médecine intégrative et complémentaire (Cemic) du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne.
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Le Parlement européen a autorisé mercredi des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture, qui peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies mais qui inquiètent des défenseurs de l'environnement et des petits exploitants
Les eurodéputés ont donné leur ultime feu vert à la mi-journée dans l'hémicycle de Strasbourg à de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture, en rejetant tous les amendements qui auraient relancé les négociations sur ce texte.
Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten... Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante, mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération. Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas «transgéniques». Le débat sur ces biotechnologies est tendu en Europe, et divise le monde agricole.
Cette technique «d'édition» génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'UE, à l'exception du maïs Monsanto 810, cultivé sur de petites surfaces en Espagne et au Portugal.
Au Parlement, la rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui «permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites». Le texte était soutenu par des exploitants aux Antilles, pour lutter contre un champignon qui ravage les bananeraies: la cercosporiose noire.
Plus largement, l'autorisation des NGT était réclamée par la puissante organisation agricole Copa-Cogeca, comme par les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux Etats-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours.
Mais des agriculteurs bio s'y opposent, ainsi que des représentants de petites exploitations. Devant le Parlement européen, la Confédération paysanne, troisième syndicat français, avait organisé mardi un rassemblement d'une soixantaine d'agriculteurs contre la loi.
Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne (centre) et porte-parole de la Confédération paysanne, voit dans les NGT un «risque majeur» de «privatisation» du vivant et «d'homogénéisation des cultures», soutenus par le «lobby ultra ultra-puissant de l'agro-industrie».
Dans la dernière ligne droite, le socialiste Christophe Clergeau a tenté de modifier la loi, pour s'opposer à la mise en place de brevets sur ces NGT. «A travers les brevets, il y a un risque de concentration du marché entre quelques grands groupes internationaux et que dans les années qui viennent, ce soit tout le tissu des petits producteurs européens de semences qui disparaisse progressivement», estimait-il, avant de voir ses amendements rejetés.
Les NGT ont été largement défendues dans l'hémicycle, de la droite au centre, qui estime avoir obtenu des garanties sur les techniques autorisées. «Nous avons créé un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques qui servira nos agriculteurs. (...) Il ne s'agit pas d'importer le modèle américain ou brésilien», a fait valoir l'eurodéputé centriste Pascal Canfin.
Le compromis scellé avec les Etats membres assouplit les règles actuelles pour une partie des NGT, dites de catégorie 1 qui, sous réserve d'un nombre limité de mutations, seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles. Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée.
L'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT. Plus prudente, l'agence sanitaire française, l'Anses, avait quant à elle préconisé dans un avis de 2024 une évaluation «au cas par cas» des «risques sanitaires et environnementaux» avant toute mise sur le marché.
Entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment de l'absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu. Car, selon le texte, la présence de NGT de catégorie 1 devra figurer sur les sacs de semences achetés par les agriculteurs, mais pas dans l'étiquetage sur les étals.
Mi-août, une éclipse totale de Soleil traversera l’Espagne en fin de journée. Elle sera partiellement visible depuis la Suisse. Pour profiter de cet événement phare de l’astronomie, quelques préparatifs sont nécessaires
Le 12 août 2026, l’ombre de la Lune viendra balayer une partie du globe, offrant aux Européens un spectacle exceptionnel: rien de moins que la première éclipse totale du Soleil observable sur le continent depuis 1999. Programmé au beau milieu de l’été, l’événement devrait (sauf météo défavorable) susciter un vaste engouement du public. Et il est important de s’y préparer dès à présent, a indiqué l’Association française d’astronomie (AFA), au cours d’une conférence de presse organisée à l’Observatoire de Paris.
Décrivant un large arc de cercle depuis la péninsule russe de Taïmyr, la zone d’occultation totale de la lumière solaire va frôler le pôle Nord, puis successivement traverser une partie du Groenland et de l’Islande (dont Reykjavik) avant de couper l’Espagne d’ouest en est et de disparaître en Méditerranée, au sud-est des Baléares. En Suisse, elle sera visible partiellement entre 19h26 et 21h10 à Lausanne, avec un maximum à 20h19. Et se manifestera par un grignotage progressif du disque solaire dont l’obscuration atteindra les 92,3% à Lausanne. Les horaires et l’ampleur de l’obscuration varieront légèrement selon la région d’observation en Suisse.
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Explosion des cas, suicides de couples, cas psychiatriques, effondrement des soins palliatifs, extension des critères: «Le Temps» compare les arguments des opposants français du suicide assisté à la réalité en Suisse
La semaine prochaine, l’Assemblée nationale va reprendre les débats sur le projet de loi instituant un «droit à l’aide à mourir» en France. Elle a déjà approuvé ce texte à deux reprises, mais le Sénat l’a refusé les deux fois et désormais c’est l’ultime navette. Le désaccord sera maintenu et le gouvernement donnera probablement le dernier mot à l’Assemblée pour imposer sa version, avant la fin juillet.
Ce sera la fin d’une épopée parlementaire de plus de cinq ans, marquée par l’échec de précédentes tentatives et par un débat passionné où les opposants considèrent que l’aide à mourir représente une faute majeure, une «rupture anthropologique». Le cri du cœur lancé par le sénateur Stéphane Ravier (ex-Rassemblement national) résume cette position: «Ouvrons les yeux! Partout où l’euthanasie a été légalisée, les choses ont dégénéré.»
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Deux ans après la révélation de nombreux plagiats dans sa thèse de philosophie des sciences, Etienne Klein s’est vu retirer son titre de docteur par l’Université Paris Cité. Il lui est interdit de s’inscrire dans une université française. France Culture a annoncé que son émission ne sera pas reconduite à la rentrée
«Quand on fait une thèse de philo, on est tout seul, et du coup, on apprend la rigueur, parce que dans le manuscrit qu’on est censé rendre, on doit veiller à ce que chaque phrase soit logiquement reliée à la précédente. On doit vérifier que ce qu’on dit n’a pas été dit par quelqu’un d’autre. Si c’est le cas, il faut donner la citation. Et on apprend donc la rigueur, beaucoup plus peut-être qu’en faisant une thèse de physique.»
C’est ainsi que le physicien français Etienne Klein, interrogé en février 2014 au micro de Fabienne Chauvière, sur France Inter, vantait la nécessité académique de mentionner ses sources. C’était deux ans avant que de premières accusations de plagiat ne soient portées à son encontre dans l’hebdomadaire français L’Express. Jeudi 11 juin, le site Arrêts sur images a révélé que le physicien s’est vu retirer son diplôme de doctorat en philosophie des sciences par l’Université Paris Cité, au terme d’une enquête de 20 mois. Il lui est également interdit de s’inscrire dans une université française. Des décisions qu’il peut contester, même s’il n’a pas manifesté ses intentions.
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Des médecins qui avaient appris à utiliser un outil IA pour détecter des lésions précancéreuses ont perdu dans leur capacité à réaliser cette tâche par eux-mêmes, relate le magazine «Nature». Ce «deskilling» serait aussi à l’œuvre dans d’autres professions
A force de recourir à l’intelligence artificielle dans nos tâches professionnelles, ne risque-t-on pas de perdre nos compétences? Cette préoccupation – particulièrement sensible dans certains domaines, comme la médecine – semble aujourd’hui se confirmer, d’après des résultats scientifiques récents rapportés par le magazine Nature.
Une étude réalisée par des chercheurs polonais a documenté ce phénomène de deskilling (ou déqualification professionnelle) chez des spécialistes de l’endoscopie, l’étude de l’intérieur du corps humain grâce à des sondes. Ces 19 médecins, tous des professionnels expérimentés, avaient pris l’habitude de s’appuyer sur un outil IA pour détecter des lésions précancéreuses de l’intestin, appelées «adénomes». Par la suite, ils ont été privés de cette assistance technologique.
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Cette semaine, on analyse la croyance selon laquelle le sexe serait un vecteur de bonne santé. S’il fait du bien mentalement et psychiquement à certaines personnes, cette assertion a ses limites
Dans le langage courant, on assimile souvent la sexualité au sport, à une pratique «saine», voire «bonne pour la santé». Mais quelles formes d’injonctions cache cette assertion? Est-ce le cas pour tout le monde et comment pouvons-nous en décrypter le discours sous-jacent?
Il est vrai que pour certaines personnes, sexualité rime avec activité physique et bien-être. C’est le cas pour Marie*, directrice artistique de 45 ans qui réside en Suisse romande. Elle décrit l’orgasme, qu’il survienne seule ou à deux, comme une expérience de profond relâchement mental et physique, un moment où elle cesse de penser à ses préoccupations et accède à une forme de détente qu’aucune autre activité ne lui procure. Elle raconte: «J’ai l’impression d’avoir une respiration beaucoup plus profonde, donc je me sens hyper-détendue après. C’est comme si ça m’ouvrait les chakras», explique-t-elle. «Peut-être que c’est aussi parce que je ne pratique aucun sport. J’ai essayé, j’ai même tenté de courir 10 kilomètres et ça ne m’a rien fait…»
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La médecin dirige le nouveau pôle cardiovasculaire pour la femme. Cette nouvelle structure genevoise s’attaque aux pathologies cardiaques féminines, trop souvent ignorées ou confondues avec le stress
Sixième étage du bâtiment central des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), service de cardiologie. L’ascenseur vous dépose quasiment dans la salle d’attente. Beaucoup de monde ce matin-là. De sexe masculin, essentiellement. Le cœur des hommes serait plus fragile que celui des femmes, c’est connu. Et lorsqu’on prononce le mot «infarctus», vient à l’esprit l’image d’un homme respirant mal, qui éprouve une oppression thoracique et une douleur irradiante le long du bras gauche. Les maladies cardiovasculaires, en particulier l’infarctus du myocarde (blocage au niveau des artères coronaires qui limite l’afflux sanguin) sont responsables de 20 000 décès par an en Suisse. Mais l’on sait peu que plus de la moitié des cas (10 600 en 2024, selon l’Office fédéral de la statistique) sont des femmes.
«C’est même la première cause de mortalité féminine en Suisse: 29% des décès, beaucoup plus par exemple que le cancer du sein, qui emporte 1400 femmes par an», indique Elena Tessitore, médecin adjointe agrégée au service de cardiologie. Depuis le 1er juin, elle est à la tête du pôle santé cardiovasculaire pour la femme. Une première en Suisse romande. De tels centres existent déjà aux Etats-Unis, en Australie, au Canada et en Europe, mais chez nous seulement à Zurich, Berne et Bâle. Pourquoi un tel besoin? «Parce que le cœur des femmes est plus petit, bat plus vite et est composé de vaisseaux plus étroits. Cela explique des symptômes différents en cas de trouble», relève la praticienne.
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La vague de chaleur ne fait que commencer, elle durera jusqu’en fin de semaine, voire davantage. MétéoSuisse a relevé le niveau de danger canicule dans plusieurs régions
Le cap des 35 degrés a été franchi lundi en début d’après-midi en plusieurs endroits de Suisse, notamment dans le nord-ouest et en Valais. Et les températures vont encore se réchauffer d’ici la fin de journée.
A 14h30, MétéoSuisse mesurait notamment 35,4 degrés dans ses stations de Viège (VS) et Bâle-Binningen. Il faisait à la même heure 35,3 à Aarau et 35,2 à Gösgen (SO) ainsi qu’à Würenlingen (AG).
Lundi, le niveau de danger canicule a aussi été relevé de 3 à 4 dans plusieurs régions de Suisse romande à midi. Celles des Trois-Lacs, de la Plaine de l’Orbe, du Valais central et de l’Arc lémanique passent d’un danger marqué à un fort danger, indique MétéoSuisse.
Les régions d’Estavayer (FR), Cudrefin (VD), Nidau (BE), Anet (BE), de la Plaine de l’Orbe (VD), la région lémanique et le Valais central passent au niveau 4 de lundi à midi jusqu’à samedi à 20h00. Elles rejoignent ainsi le nord-ouest de la Suisse (la région bâloise et la vallée de Delémont), déjà à ce niveau depuis dimanche.
Le fort danger signifie, selon MétéoSuisse, que pendant au moins trois jours consécutifs, il n’y aura pas de refroidissement significatif, même pendant la nuit. Durant cette vague de chaleur, il existe un risque important de troubles circulatoires et de malaise physique.
Pour minimiser ces risques, MétéoSuisse conseille de boire au moins 1,5 litre par jour, de préférence des boissons non-sucrées et non-alcoolisées. Il faut rester autant que possible au frais ou se protéger du soleil et éviter les efforts physiques pendant les heures les plus chaudes.
MétéoSuisse estimait dimanche que la canicule pourrait se prolonger au-delà de samedi, même jusqu’au début du mois de juillet, mais les prévisions au-delà de la fin de semaine demeurent incertaines.
Une enquête journalistique révèle que près de 2000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été placés dans des quarantaines illégales et utilisés comme «cobayes» pour des essais cliniques. Leur sort suscite plusieurs démarches politiques
Le passé de l’adoption internationale en Suisse recèle encore des zones d’ombre effrayantes. Alors que le pays tente depuis quelques années de faire la lumière sur les dérives de son histoire administrative, une enquête retentissante menée par le magazine Beobachter au printemps 2026 lève le voile sur des pratiques médicales et pharmaceutiques abusives d’une gravité inédite. Entre 1964 et 1979, près de 2000 enfants originaires de l’étranger, notamment de Corée et d’Inde, auraient été détournés de leur parcours d’adoption pour servir de matériel de recherche dans les hôpitaux helvétiques.
Au cœur du scandale, l’organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser. L’œuvre d’entraide est soupçonnée d’avoir systématiquement placé ces nourrissons et jeunes enfants en quarantaine dès leur débarquement sur le sol suisse, sans aucune considération pour leur état de santé réel.
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Rénovée par l’administration Trump en contournant les lois, la «reflecting pool» du Lincoln Memorial est remplie d’algues nauséabondes. Le président défend un travail «parfait» et accuse sans aucune preuve des «vandales»
«Il ne venait pas de la réparer?» s’étonne une passante en fronçant le nez. «Si, répond son mari. Mais ça n’a pas marché.» A Washington, une odeur de vase flotte autour de la reflecting pool, dans laquelle s’activent des employés de la ville en mission anti-algues armés d’épuisettes. Construit en 1922 entre le mémorial d’Abraham Lincoln et le Washington Monument (obélisque de 170 mètres situé face à la Maison-Blanche), ce long bassin de 619 mètres de long pour 51 mètres de large fait partie des ouvrages architecturaux les plus connus de la capitale.
Véritable morceau d’histoire américaine, Martin Luther King y a prononcé son discours «I have a dream» (1963). D’immenses manifestations contre la guerre du Vietnam (1967) ou les violences policières (2020) ont animé ses rives. Et des millions de touristes visitent les lieux chaque année. Avec moins de 80 cm de fond, le bassin d’eau stagnante connaît cependant des problèmes de drainage récurrents. Dans le cadre des rénovations en cours avant les festivités commémorant, le 4 juillet, les 250 ans des Etats-Unis, Donald Trump avait promis de les régler. Le résultat est un échec retentissant.
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Doté d’une capacité de stockage jamais atteinte en Europe, le projet Pantheon AI pourrait avoir de lourdes conséquences environnementales, notamment en termes de consommation d’eau. Mais verra-t-il vraiment le jour, ou s’agit-il d’un coup de bluff?
C’est en Croatie que devrait sortir de terre le plus grand data center dédié à l’IA d’Europe. Alors que ces infrastructures font l’objet de résistances, notamment aux Etats-Unis, le projet Pantheon AI a été triomphalement annoncé le 28 avril dernier, lors du sommet de Dubrovnik de l’Initiative des Trois Mers, qui réunit 13 pays riverains de l’Adriatique, de la Baltique et de la mer Noire.
Tout, dans ce projet, est démesuré. L’investissement américain annoncé de 50 milliards d’euros serait le plus gros jamais réalisé dans un pays d’Europe centrale ou orientale et correspondrait quasiment à la moitié du PIB annuel de la Croatie. Le centre aurait une capacité de stockage jamais atteinte en Europe. Les investisseurs annoncent le début du chantier l’an prochain et son achèvement deux ans plus tard. Ils promettent 1500 emplois pour le chantier et autant de postes de travail pérennes pour faire fonctionner Pantheon AI. Andrej Plenković, le premier ministre croate, assure que son pays aurait été choisi en raison de sa «stabilité politique».
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La canicule devrait se prolonger au moins jusqu’au week-end. De quoi malmener les infrastructures et notamment des réseaux ferroviaires en surchauffe. Alors que les trains suisses circulent sans encombre, le réseau français a déjà connu plusieurs incidents
Espagne, France, Italie, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Suisse… L’Europe suffoque sous un dôme de chaleur qui provoque une canicule inédite à cette période de l’année. Une situation qui devrait persister cette semaine, voire se prolonger un peu au-delà du week-end. «Les températures pourraient encore gagner 1 ou 2 degrés ce week-end en Suisse, mais nous commençons à avoir une assez bonne confiance sur l’arrivée d’un air moins chaud lundi ou mardi, accompagné d’orages», indique Elie Kirchner, prévisionniste chez MétéoSuisse. «Cela devrait mettre fin à la situation de canicule, même si les maximums pourraient rester autour de 30 °C».
La Suisse est relativement épargnée, du moins par rapport à ses voisins. «Le dôme de chaleur est centré sur l’ouest de la France. Nous sommes vraiment à la marge de ces extrêmes.»
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Alors que le thermomètre s’affole en Suisse romande, la gestion de la canicule ravive le débat sur la surchauffe des bâtiments scolaires. Les départements de l’instruction publique misent sur la flexibilité, entraînant plusieurs établissements romands à renvoyer les élèves chez eux
Chaque année, le scénario se répète avec une régularité désormais alarmante. A peine les examens de fin d’année entamés, le thermomètre s’affole dans les salles de classe romandes. Fenêtres fermées, stores baissés, ou déménagement temporaire à la cave: l’école obligatoire n’est plus adaptée au climat de ce siècle. Conçus pour la plupart dans la seconde moitié du XXe siècle selon des normes thermiques obsolètes, les bâtiments scolaires se transforment en véritables bouilloires énergétiques, dérangeant le bien-être du corps enseignant et des élèves.
Face à cette réalité, l’heure des solutions d’urgence semble dépassée. Les autorités se retrouvent au pied du mur, contraintes de repenser l’infrastructure même de l’instruction publique. Trois axes majeurs de réflexion se détachent aujourd’hui, opposant l’efficacité immédiate à la durabilité écologique.
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