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Squat : Après les maisons et les piscines, les squatteurs s’attaquent désormais à cette cible et voici pourquoi [ElseNews]

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Squat : Après les maisons et les piscines, les squatteurs s’attaquent désormais à cette cible et voici pourquoi

Le phénomène du squat ne se limite plus aux habitations traditionnelles. Depuis plusieurs mois, des propriétaires de terrains, jardins, forêts, piscines ou péniches constatent une multiplication des intrusions sur leurs biens. Si les maisons restent des cibles classiques, la diversification des lieux investis par les squatteurs donne lieu à de nouveaux défis juridiques et sécuritaires. Plusieurs faits illustrent cette tendance émergente et soulèvent la question d’une modernisation de la législation.
Un élargissement frappant des cibles des squatteurs
Les cas rapportés dans différentes régions témoignent d’un changement clair dans le choix des emplacements ciblés. Les forêts, longtemps préservées de ce type d’occupation illicite, sont désormais concernées et subissent diverses dégradations, similaires à celles rencontrées dans les habitats urbains.
Alain, propriétaire en Ille-et-Vilaine, décrit la situation ainsi : « Les fêtards s’installent sur mon terrain forestier le temps d’un week-end. Ils laissent derrière eux des détritus et des dégâts qui mettent des semaines à réparer ». Cette évolution ne concerne pas seulement les espaces ruraux, mais également des environnements atypiques comme les péniches amarrées au port de l’Arsenal à Paris ou les piscines extérieures situées dans des campings privés.
Forêts, terrains et jardins parmi les nouvelles cibles
Il est devenu fréquent de voir des squatteurs investir les forêts pour organiser des événements festifs voire y installer des campements provisoires. Faute de surveillance permanente, ces espaces naturels offrent un couvert propice à l’anonymat et rendent difficile toute intervention rapide des forces de l’ordre. « Le caractère isolé des parcelles rend quasiment impossible l’identification des auteurs », précise un agent de l’Office national des forêts. Pour faire face à ce genre d’invasions, on recommande parfois la dispersion de substances répulsives comme un ingrédient commun disponible chez chacun.
Les jardins attenants aux propriétés, souvent non clôturés, constituent également un accès facile pour les squatteurs. Des riverains soulignent la recrudescence de passages répétés, parfois associés à des vols ou des dégradations volontaires. La diversité géographique de ces incidents témoigne d’un essor du phénomène hors des centres-villes traditionnels.
Piscines, péniches et bateaux exposés à de nouveaux risques
Outre les terrains naturels, certains équipements de loisirs suscitent l’attention des squatteurs. Dans de nombreux départements touristiques, des piscines privées deviennent des lieux de rassemblement clandestin. Selon un exploitant de camping, « chaque été, nous multiplions les contrôles en soirée, sans que cela ne concerne uniquement notre établissement. C’est une pratique devenue commune dans la région ».
Les péniches et bateaux stationnés dans les ports connaissent une vulnérabilité accrue. Certains propriétaires ont signalé des incendies et actes de vandalisme consécutifs à l’occupation indue de leur bien flottant. À La Rochelle, des mesures de sécurité supplémentaires ont dû être instaurées afin de prévenir de nouveaux sinistres. La sécurité de ces embarcations reste donc une préoccupation majeure pour nombre de particuliers.
Cadre juridique insuffisant face aux occupations illicites de forêts et terrains
La loi anti-squat prévoit des sanctions claires lorsqu’il s’agit de domiciles principaux ou secondaires. En revanche, une grande partie des propriétés privées telles que les forêts, jardins ou terrains non bâtis n’entrent pas systématiquement dans ce champ de protection renforcée. Ce vide juridique fragilise la position des propriétaires lésés.
Selon Maître Laroche, avocat spécialisé en droit immobilier : « Un terrain non construit ne dispose pas du même arsenal légal qu’une maison. La procédure d’expulsion y est plus longue et complexe. » Cette différence de traitement ouvre la porte à de multiples contentieux et laisse souvent les victimes désemparées.
Difficultés d’identification et de recours pour les propriétaires
L’une des principales critiques concerne le manque de preuves ou d’identification des auteurs. Les interventions policières nécessitent bien souvent la constatation du flagrant délit, ce qui reste rare en zone peu surveillée. « Même avec des photos ou vidéos, il est difficile d’obtenir la condamnation des squatteurs quand ils ont quitté les lieux depuis longtemps », signale un gendarme breton.
Ce constat conduit de nombreux propriétaires à engager des démarches individuelles, généralement coûteuses et longues. Ils se trouvent fréquemment seuls face à l’inaction ou à l’impuissance des autorités locales. Les experts immobiliers recommandent alors des stratégies préventives, sans que cela ne suffise à endiguer la progression du phénomène.
Appels croissants à une réforme du droit de propriété
Depuis plusieurs années, associations de défense et parlementaires sollicitent une modification profonde de la loi relative au squat de tous types de propriétés privées. L’objectif principal réside dans l’extension des dispositifs de sanction et d’évacuation rapide aux terrains, forêts, jardins, piscines et péniches.
Une liste non exhaustive des propositions évoquées inclut :

L’élargissement du périmètre légal défini dans la loi anti-squat aux terrains non bâtis
Le renforcement de la collaboration entre polices municipales et forces de gendarmerie pour traiter plus rapidement les occupations illégales
L’amélioration des dispositifs de vidéosurveillance et d’alerte sur les propriétés à risque
D’après un député impliqué dans la rédaction d’un projet de loi, « il est justifié de considérer toutes les formes de propriété privée, car le sentiment d’insécurité touche désormais aussi les zones rurales et périurbaines ». Le texte est attendu mais suscite un large débat autour des libertés publiques et de la responsabilité individuelle.
Conséquences sociales, économiques et environnementales du phénomène
Au-delà des dommages matériels, l’occupation illicite des forêts, terrains ou équipements privés engendre des coûts de réparation importants. Les assurances refusent très souvent de couvrir intégralement les préjudices causés lors de ces intrusions, notamment en l’absence d’effraction ou lorsque l’usage litigieux demeure temporaire.
Les gestionnaires forestiers pointent également un impact écologique direct. Déchets, feux non maîtrisés et destruction de certaines espèces végétales traduisent une prise de risque élevée pour l’équilibre des milieux concernés. Ces situations entraînent des complications supplémentaires pour les exploitants agricoles et forestiers déjà confrontés à des normes environnementales strictes.
Répercussions psychologiques sur les propriétaires
L’intrusion répétée sur une propriété privée génère stress et sentiment d’insécurité persistants chez les propriétaires. L’impression de perdre le contrôle de son espace, conjuguée au défaut de réaction des pouvoirs publics, alimente une défiance marquée envers les institutions.
Il est à noter que cette anxiété peut entraîner chez certains une sous-utilisation ou un abandon de leur bien, amplifiant le risque de récidive de la part des squatteurs. À la suite de plusieurs tentatives de squat, Alain a commenté : « Désormais, je n’ose plus profiter librement de ma forêt familiale ».
Tensions accrues entre usagers et voisinage
La montée des occupations illicites favorise l’apparition de tensions entre squatteurs, voisins et propriétaires. Parfois, individuellement ou collectivement, les riverains tentent de dissuader les intrus, multipliant les conflits et incidents. Il arrive que ces désaccords dégénèrent en affrontements, générant davantage de plaintes et d’interventions judiciaires.
Ces difficultés relationnelles accentuent le malaise général lié aux frontières floues entourant la notion de propriété privée et sa protection réelle par la loi actuelle. Ce contexte encourage ainsi la disparition progressive de certains usages traditionnels des forêts, jardins ou plans d’eau proches des zones habitées.
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