Peintre à l’hôpital et brocanteur amateur, il réalise aussi des débarras de maisons. © Mathis Lagrange
Dans les allées de la Halle de Lescudilliers, un regard se pose sur nous. Il nous observe. Des yeux venus d’ailleurs sur un corps d’à peine plus d’un mètre. C’est E.T. l’extraterrestre. Le petit alien du film de Steven Spielberg, sorti en 1982, attire la curiosité des chineurs en ce dimanche matin aux températures glaciales. « Il est magnifique le E.T., combien vous le vendez ? » questionne un brocanteur intéressé. « Il est à 400 € », répond Gilles Molina, le vendeur.
C’est le type de réactions que recherche le brocanteur de 45 ans. « On apporte des articles originaux et qui tapent à l’œil. Il y a un côté vintage dans ce que l’on vend pour attirer un public différent, plus jeune. » Depuis un an et demi, avec sa femme, ils ont monté leur stand, créé une page sur les réseaux sociaux, et ils arpentent les différentes brocantes pour vendre leurs objets coup de cœur. « Ce que je vends, c’est ce que j’aime. J’ai commencé par passion, j’aimais chiner et à un moment je me suis lancé pour me faire un peu d’argent supplémentaire. »
« Ce n’est pas pénible quand on fait cela par passion. Je ne le vois même pas comme du travail. »
Gilles Molina (Brocanteur passionné)
Brocanteur n’est pas son activité principale. Peintre à l’hôpital d’Aurillac, il exerce sa passion sans pression. « Je garderai mon métier. Je ne veux pas me retrouver à me lever le matin en me disant qu’il faut que je vende absolument pour avoir une rentrée d’argent. » Pour allier les deux, il passe beaucoup de temps le soir, après le travail, à chercher de nouveaux objets ou à exposer sa collection sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas pénible quand on fait cela par passion. Je ne le vois même pas comme du travail. »
Les objets d’enfance
Dans un petit showroom, il photographie ses pièces et les partage notamment sur Instagram, où plus de 2.000 personnes suivent sa page. « On vend beaucoup en ligne », admet Gilles Molina. Il s’interrompt pour renseigner une cliente sur un vase, puis vend un sac de sport vintage à un jeune homme, et reprend. « Mais des personnes nous contactent aussi sur les réseaux pour nous vendre certains articles. Ils nous disent qu’au vu de notre collection, tel ou tel objet pourrait nous intéresser. » Le style est bien visible : culture populaire et vintage. En témoignent les grosses figurines Playmobil qui montent jusqu’à 1,60 m, les sacs de sport ou la veste de hockey aux allures américaines. Gilles Molina aime tellement ce qu’il chine qu’il lui arrive « très régulièrement » d’en garder. « Parfois, ils restent quelques mois et après on les vend. »
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