L'histoire du jour nous rappelle pourquoi il ne faut jamais stocker ses fichiers en ligne et encore moins les confier à une IA. Marcel Bucher, professeur à l'Université de Cologne, a perdu deux ans de travaux suite à une manipulation sur ChatGPT.
ChatGPT est le chatbot d’OpenAI, basé sur le modèle d’intelligence artificielle GPT, permettant de répondre à toutes sortes de questions ou requêtes. Disponible en version gratuite en ligne.
Licence : Licence gratuite
L Auteur : OpenAI
Systèmes d'exploitation : Windows 10 / 11, macOS Apple Silicon, Service en ligne, Android, iOS iPhone / iPad
ChatGPT propose d'exporter ses données en quelques clics depuis les paramètres. Le chatbot permet alors de télécharger l'intégralité des conversations et informations stockées via un lien vers une archive ZIP envoyée par mail, quelques heures après la demande. Ce lien reste valide pendant 24 heures. Marcel Bucher n'y a pas pensé et a perdu deux ans de travaux.
Deux ans de travail supprimés en un instant de ChatGPT
© Shutterstock/Saku_rata160520
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Plus exactement, c'est en août dernier qu'il a désactivé l'option qui autorise OpenAI à utiliser ses données pour entraîner ses modèles d'IA. Une manipulation qui a provoqué la suppression de tout son historique de conversations.
On trouvait aussi bien des demandes de financement que des supports pédagogiques, des brouillons de publications. Tout a disparu en un instant.
Le chercheur a tout fait pour récupérer ses données et ses tentatives d'approcher OpenAI furent vaines. L'entreprise lui a rappelé le principe du “Privacy by Design”, selon lequel les données sont effacées sans possibilité de les récupérer. Une politique de confidentialité conçue pour protéger les utilisateurs qui se retourne contre lui.
“Si un simple clic peut effacer de manière irrévocable des années de travail, ChatGPT ne peut pas, à mon avis, sur la base de mon expérience, être considéré comme totalement sûr pour un usage professionnel”, déclare un peu naïvement Marcel Bucher dans la revue Nature.
Sauf que comme l'a montré un test de Notebookcheck, la désactivation du partage des données pour l'entraînement des modèles d'intelligence artificielle n'a pas supprimé les conversations déjà existantes. Alors qu'est-il arrivé à Marcel Bucher ? Bug ? Cas isolé ? Impossible de le dire.
Mais avant d'activer cette option, peut-être aurait-il dû télécharger une copie de ses données par simple précaution. En deux ans, en tant que professeur, penser à un backup local est la base.
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