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Pourquoi les métiers classés « barbants » séduisent de plus en plus les jeunes de moins de 30 ans - Edition du soir Ouest-France - 22/01/2026 [ElseNews]

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Pourquoi les métiers classés « barbants » séduisent de plus en plus les jeunes de moins de 30 ans - Edition du soir Ouest-France - 22/01/2026

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Pourquoi les métiers classés « barbants » séduisent de plus en plus les jeunes de moins de 30 ans
www.ouest-france.fr
Jeudi 22 janvier 2026
Société

La Gen Z ne fait plus du travail le principal vecteur d’épanouissement personnel. (Photo : Patricio Nahuelhual / Getty Images via iStock)
Actualité
Par Inès FLORENTIN.

Souvent accusée d’être paresseuse ou de manquer d’ambition, la génération Z établit en réalité un nouveau rapport au travail, basé sur le bien-être et les ressentis. À travers le choix de métiers plus stables, le refus du surinvestissement et une attention particulière accordée à la santé mentale, les jeunes actifs redéfinissent les règles du jeu.
Accros aux réseaux sociaux, opposés à l’autorité, désengagés professionnellement… Les clichés sur la génération Z sont nombreux. Pourtant, derrière ces représentations simplistes se dessine une réalité beaucoup plus nuancée. Nés entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, les jeunes de la « Gen Z » sont aujourd’hui nombreux à entrer sur le marché du travail et à en bouleverser les codes. Leur priorité ? Trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, quitte à tourner le dos aux carrières dites « passion », explique la RTBF, radio-télévision belge de la Communauté française.

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Une publication partagée par Marie Christine Kameni | La jobsetteuse (@lajobsetteuse)

Un travail moins central dans la vie

« C’est une génération qui aime le travail, ce n’est juste plus central dans leur vie », explique Elisabeth Soulié, anthropologue spécialisée sur la Gen Z et autrice du livre La génération Z aux rayons X, paru en 2020. Selon elle, la Gen Z cherche avant tout à « déployer son potentiel de vie » et ne fait plus du travail le principal vecteur d’épanouissement personnel. Cette tendance est confirmée par de nombreuses études : 75 % des jeunes placent aujourd’hui l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle avant même la progression de carrière, indique la Radio télévision suisse.

Contrairement aux générations précédentes, tout ne tourne plus autour du travail. Il devient un élément parmi d’autres d’une vie que la Gen Z souhaite plus riche et plus diversifiée.

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@jadenouv Team Gen Z ou plutôt conventionnel ? 🫵👀 #genz #travail #entreprise #millenial #generation ♬ son original - Jađe
Le succès paradoxal des « jobs ennuyeux »

L’exemple frappant de ce basculement ? L’intérêt croissant pour des emplois stables, aux missions claires et aux horaires fixes, parfois qualifiés de « jobs ennuyeux », analyse la RTBF. La comptabilité, régulièrement classée parmi les métiers les plus barbants, séduit de plus en plus les jeunes, notamment aux États-Unis, en raison de ses débouchés et de sa stabilité financière, ajoute la chaîne de télévision française TF1.

Pour Elisabeth Soulié, ce choix s’explique par un besoin de sécurité : « La Gen Z vit en permanence dans l’incertitude. Elle cherche des écosystèmes où elle se sent en sécurité, où on ne va pas lui prendre la tête. » Une recherche de stabilité qui agit comme un rempart face à une santé mentale fragile, alimentée par l’omniprésence des réseaux sociaux et un contexte économique anxiogène.

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@careerkueen La Gen Z difficile au travail ? Plutôt que de juger, si on essayait de comprendre ? #genz #manager #licenciement #travail #careerkueen ♬ son original - CAREER🎙K U E E N
La fin des « jobs passion »

Ce désintérêt pour les carrières à vocation marque aussi une rupture avec l’idéal porté par les millennials (génération Y, personnes nées entre 1980 et 2000), celui de choisir un travail qu’on aime. Pour la Gen Z, ce modèle a montré ses limites, justifiant parfois des charges de travail excessives et une précarité déguisée au nom de la passion, développe la RTBF.

Elisabeth Soulié souligne que cette génération, née dans un monde entièrement numérisé, n’est « pas prête à faire les mêmes sacrifices que la génération précédente ». Si sacrifices il y a, « ils ne seront pas au même endroit ». L’objectif n’est plus de se réaliser par le travail, mais de préserver un confort de vie global, même au prix d’un métier jugé moins stimulant.

Refus des heures supplémentaires non payées, droit à la déconnexion, rejet du présentéisme, la génération Z revendique des limites nettes, explique le média Capital. « 17 h, c’est 17 h. Si j’ai terminé ma journée, je ne vois pas pourquoi je resterais plus longtemps. Je ne vais pas être payée plus », résume une étudiante interrogée par le magazine économique. Ces revendications ne traduisent pas un refus de travailler, mais une volonté de ne pas laisser le travail envahir l’ensemble de la vie.

@laulevy Ce genre de propos sur la Gen Z on en peut plus 💀 que ça soit sur LinkedIn ou ailleurs il s’agirait de changer de sujet ça commence à devenir redondant les mêmes clichés réchauffés. Oui la Gen Z veut bousculer le monde du travail : dans le bon sens !! #genz #travail #jeunesse #reaction #boomer #mondedutravail ♬ son original - Laurène ✨
Le rôle central des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la diffusion de ce nouveau rapport au travail. TikTok, notamment, regorge de vidéos dénonçant les dérives du monde professionnel traditionnel, indique Capital. Pour Elisabeth Soulié, le numérique a profondément modifié le rapport au temps : « Le temps linéaire n’existe plus. La Gen Z est centrée sur l’instant présent, elle réagit plus qu’elle ne se projette. » Cette temporalité influence directement leur manière d’envisager leur carrière, leur engagement ou leur fidélité à une entreprise.

Cette logique se retrouve aussi dans le rejet croissant des postes à responsabilité ou managériaux. Cette tendance s’explique, selon Elisabeth Soulié, par le rapport particulier de la Gen Z au temps : « Elle ne vit pas dans le temps long. Prendre des responsabilités suppose de se projeter sur dix ou vingt ans, or le numérique a annulé cette projection. » Les jeunes actifs préfèrent aujourd’hui multiplier les expériences.

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Une génération prête à « rebattre beaucoup de cartes »

Pour l’anthropologue, le mouvement est irréversible : « On ne reviendra pas en arrière. » Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population active et un besoin accru de jeunes travailleurs, la Gen Z dispose d’un rapport de force indiscutable. Moins loyale envers les entreprises, elle n’hésite pas à partir si elle ne se sent pas bien.

Paradoxale, à la fois en quête de sécurité et de liberté, la génération Z est en train de « rebattre beaucoup de cartes » et d’imposer de nouvelles attentes. Non pas contre le travail, mais pour un travail qui laisse de la place pour vivre.

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