Le 6 janvier 2026 à 13h51
Ce mardi 6 janvier, Mathilde Panot était l’invitée de du Face-à-Face sur BFM-RMC. Embarrassée par une question d’Apolline de Malherbe, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale n’a pas souhaité se prononcer sur le fait que Nicolás Maduro est ou non un dictateur. De quoi susciter un échange houleux avec la journaliste.
Une ambiance pour le moins électrique. Ce mardi 6 janvier, Mathilde Panot était l’invitée de l’émission Le Face-à-face, diffusée sur BFM-RMC. Sur le plateau, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée Nationale est revenue sur la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines dans une opération militaire sans précédent des Etats-Unis, trois jours plus tôt. Face à l’offensive lancée par Donald Trump, Mathilde Panot a ainsi réclamé la « libération » du dirigeant et son « retour au Venezuela ». « Sinon, ça veut dire que vous cautionnez un kidnapping », a-t-elle assuré au micro d’Apolline de Malherbe, ajoutant que le « monde est en grand danger » si « la loi du plus fort supplante le droit international ».
Une demande qui n’a pas tardé à faire réagir la journaliste. «Vous n’avez jamais dit, alors pour le coup, oublions la question Donald Trump, les dernières semaines, les derniers mois ou les dernières années, que Maduro était un dictateur ?», a-t-elle questionné la députée de 36 ans. Quelque peu agacée par cette demande, la principale intéressée a souhaité mettre un terme au débat «Je n’ai pas envie de répondre à cette question. Si c’est la question des dictateurs, pourquoi est-ce que les États-Unis n’interviennent pas en Arabie Saoudite ou autres ?», a-t-elle commencé. Avant de poursuivre : «Madame de Malherbe, je ne répondrai pas à cette question et je vais vous expliquer pourquoi. Nous ne prenons pas comme modèle, et d’ailleurs, nous ne prenons aucun modèle extérieur puisque nous inventons nous-mêmes notre propre manière de fonctionner à la France insoumise.» Une justification qui n’a pas répondu aux attentes de l’animatrice.
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«Pourquoi vous ne dites pas les choses comme elles sont ?» : le ton monte entre Apolline de Malherbe et Mathilde Panot Déterminée à avoir une réponse nette et précise, Apolline de Malherbe a alors rappelé à Mathilde Panot que le parti LFI est souvent accusé d’être un soutien au président vénézuélien. En avril 2013, Jean-Luc Mélenchon avait en effet dit considérer Nicolás Maduro comme une «source d’inspiration». Interrogée sur une possible continuité entre les deux régimes, la politique s’est montrée quelque peu hésitante. Une attitude qui a «surpris» la journaliste. «Pourquoi vous ne dîtes pas les choses comme elles sont ? Parce que, peut-être, vous ne considérez pas que c’est un dictateur ?», a-t-elle ajouté. Ce à quoi lui a répondu Mathilde Panot : «Je ne rentrerai pas dans ce que font les atlantismes béats ici qui essayent d’expliquer que l’agression qui a été faite au Venezuela serait une question de démocratie. (…) Le peuple vénézuélien a le droit de choisir lui-même son avenir. Ce n’est pas une puissance étrangère qui doit décider pour le peuple vénézuélien. Ce n’est pas une puissance étrangère qui a le droit de venir voler et piller son sous-sol et son pétrole.»
Esquivant une nouvelle fois la question sur le fait qu’elle considère ou non l’époux de Cilia Flores comme un dictateur, Mathilde Panot a campé sur ses positions. «Je ne veux pas répondre aujourd’hui à cette question, parce que la question n’est pas la qualification du régime. Parce que si vous commencez à mettre le doigt sur la qualification du régime», a-t-elle insisté. Et de conclure : «À ce moment-là, vous justifiez, vous légitimez ce qui est fait comme violation du droit international.»
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