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Immobilier. 2,38 millions de logements vacants : l’État prêt à serrer la vis fiscale en 2026 [ElseNews]

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Immobilier. 2,38 millions de logements vacants : l’État prêt à serrer la vis fiscale en 2026

Le paradoxe est désormais bien identifié : dans un pays confronté à une pénurie de logements accessibles, plusieurs millions de biens restent durablement vides.
Une partie importante de ces logements est inoccupée depuis plus de deux ans, notamment dans les zones dites tendues, là où la demande dépasse largement l’offre.
Pour les pouvoirs publics, cette vacance structurelle représente un gisement potentiel de logements immédiatement mobilisables.
Aujourd’hui, la taxation des logements vacants repose sur deux mécanismes distincts. D’un côté, une taxe spécifique s’applique dans certaines zones à forte tension immobilière.
De l’autre, les communes peuvent décider d’instaurer une taxe locale sur les logements vacants hors de ces zones.
Un système jugé complexe, peu lisible et parfois insuffisamment dissuasif, laissant subsister de nombreuses situations de logements durablement inoccupés.

Une réforme fiscale à l’étude pour frapper plus fort

Face à ce constat, le Parlement planche sur une refonte du dispositif dès 2026. L’objectif est clair : renforcer la pression fiscale sur les logements vacants, en particulier dans les territoires où la crise du logement est la plus aiguë.
Plusieurs pistes sont sur la table, dont une harmonisation des taxes existantes et un rapprochement avec la fiscalité applicable aux résidences secondaires.
Concrètement, les collectivités pourraient se voir accorder davantage de marges de manœuvre pour majorer les taxes sur les logements inoccupés.
Les hausses envisagées seraient significatives, avec des niveaux de taxation bien supérieurs à ceux pratiqués aujourd’hui.
L’enjeu est de créer un signal financier suffisamment fort pour inciter les propriétaires à louer ou vendre, plutôt que de conserver un bien vide.
Cette réforme s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu, où l’État cherche aussi à renforcer les ressources des collectivités locales tout en répondant à l’urgence sociale.
La question du logement vacant devient ainsi un outil à la fois fiscal, économique et politique.
Une mesure efficace, mais pas sans risques
Si le durcissement fiscal séduit de nombreux élus, il suscite aussi des inquiétudes. Tous les logements vacants ne le sont pas par choix.
Certains sont en attente de travaux, bloqués par des successions complexes ou situés dans des secteurs où la mise en location reste difficile.
Une taxation trop brutale pourrait fragiliser certains propriétaires sans résoudre les blocages structurels. Les grandes métropoles concentrent l’essentiel des enjeux.
Dans ces territoires, la pression sur le logement alimente les débats sur l’équilibre entre droit de propriété et intérêt général.
Pour les défenseurs de la réforme, une fiscalité plus ferme permettrait de réinjecter rapidement des logements sur le marché locatif.
Pour ses détracteurs, elle risque de décourager l’investissement et d’accroître les stratégies d’évitement. Une chose est sûre : avec autant de logements vacants, le sujet ne peut plus être traité comme une variable d’ajustement.
En 2026, la fiscalité pourrait devenir l’un des principaux outils pour tenter de desserrer l’étau du logement, au prix d’un débat politique et social qui s’annonce particulièrement intense.
https://www.leprogres.fr/magazine-immobilier/2026/01/01/2-38-millions-de-logements-vacants-l-etat-pret-a-serrer-la-vis-fiscale-en-2026

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