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Venezuela : les interventions américaines en Amérique latine au cours de l'Histoire [ElseNews]

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Venezuela : les interventions américaines en Amérique latine au cours de l'Histoire

https://www.cnews.fr/monde/2026-01-03/venezuela-les-interventions-americaines-en-amerique-latine-au-cours-de-lhistoire

Les Etats-Unis ont lancé une «attaque de grande envergure» contre le Venezuela dans la nuit de vendredi à samedi. Le pays a une longue histoire d'interventions militaires en Amérique latine.

L’attaque des Etats-Unis sur le Venezuela est loin d’être une première. A de nombreuses reprises, le pays est intervenu sur le continent ou s'est immiscé politiquement dans certains Etats.

1954 : Guatemala
Le 27 juin 1954, le colonel Jacobo Arbenz Guzman, président du Guatemala, est chassé du pouvoir par des mercenaires entraînés et financés par Washington, après une réforme menaçant les intérêts de la puissante société américaine United Fruit Corporation.

Les Etats-Unis ont confirmé en 2003 le rôle de la CIA dans ce coup d'État, au nom de la lutte contre le communisme.

1961 : Cuba
Du 15 au 19 avril 1961, 1.400 anticastristes entraînés et financés par la CIA ont tenté de débarquer dans la Baie des Cochons, sans réussir à renverser le régime communiste de Fidel Castro. L’événement a eu un fort impact politique. Les combats ont fait une centaine de morts dans chaque camp.

1965 : République Dominicaine
Au nom du «danger communiste», les Etats-Unis envoient des marines et des parachutistes à Saint-Domingue pour étouffer un soulèvement en faveur de Juan Bosch, président de gauche renversé par des généraux en 1963.

Années 1970 : soutien aux dictatures du Cône Sud
Washington a soutenu plusieurs dictatures militaires considérées comme un rempart face à des mouvements armés de gauche. Ils ont activement aidé le dictateur chilien Augusto Pinochet lors du coup d'Etat du 11 septembre 1973 contre le président de gauche Salvador Allende.

Le secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a soutenu la junte argentine en 1976. Au moins 10.000 opposants argentins ont disparu en sept ans.

Dans les années 1970-1980, six dictatures (Argentine, Chili, Uruguay, Paraguay, Bolivie et Brésil) se sont alliées pour éliminer des opposants de gauche dans le cadre du «Plan Condor», avec un soutien américain.

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Années 1980 : guerres civiles en Amérique centrale
En 1979, la rébellion sandiniste renverse le dictateur Anastasio Somoza au Nicaragua. Le président américain Ronald Reagan autorise la CIA à apporter une aide de 20 millions de dollars aux Contras (les contre-révolutionnaires nicaraguayens) financée partiellement par la vente d'armes à l'Iran. La guerre civile nicaraguayenne fit 50.000 morts.

Ronald Reagan a envoyé des conseillers militaires au Salvador pour étouffer la rébellion du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) dans le cadre d'une guerre civile (1980-1992) qui a fait 72.000 morts.

1983 : Grenade
Le 25 octobre 1983, des marines et des rangers interviennent sur l'île de Grenade après l'assassinat du Premier ministre Maurice Bishop, alors que les Cubains sont présents sur l’île.

Ronald Reagan lance, à la demande de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECS), «Urgent Fury» pour protéger un millier de citoyens américains.

1989 : Panama
Le président George Bush décide une intervention militaire au Panama, aboutissant à la reddition du général Manuel Noriega, ancien collaborateur des Américains.

Près de 27.000 GI participent à l'opération «Juste Cause», qui a fait officiellement 500 morts, plusieurs milliers selon des ONG. Manuel Noriega fut emprisonné aux Etats-Unis pour trafic de drogue, avant de purger d'autres peines en France puis au Panama.


Venezuela : bien avant Nicolas Maduro, les Etats-Unis avaient déjà capturé un dirigeant d'Amérique latine

https://www.cnews.fr/monde/2026-01-03/venezuela-bien-avant-nicolas-maduro-les-etats-unis-avaient-deja-capture-un

Avant la capture de Nicolas Maduro ce samedi au Venezuela par les forces américaines, le général Manuel Noriega avait lui aussi été exfiltré lors de l'invasion du Panama par les Etats-Unis en 1989.

Véritable coup de tonnerre sur la scène internationale, la capture de Nicolas Maduro sur le sol vénézuélien par les forces américaines ce samedi n'est pourtant pas une première. En 1989, le président américain George Bush avait ordonné l'invasion du Panama pour capturer le général Manuel Noriega, au pouvoir depuis 1983.

Ce dernier avait commencé à travailler dès la fin des années 1950 pour la CIA, dont George Bush a été le directeur. Promu plus tard à la tête des services de renseignements panaméens, Manuel Noriega était critiqué pour ses méthodes répressives et avait été accusé, à partir de 1970, de complicité dans le trafic de drogue entre l'Amérique latine et les États-Unis.

Devenu l'homme fort du Panama après la mort du dirigeant Omar Torrijos en 1981, il a pris les commandes de la Garde nationale et côtoyé, jusqu'en 1989, six présidents de la République, bien moins puissants que lui.

L'opération «Juste cause»
La justice américaine l'avait inculpé pour trafic de cocaïne et blanchiment d'argent en février 1988, instaurant à la même époque des sanctions économiques contre le Panama. Le général encourait alors 45 ans de prison et plusieurs millions de dollars d'amende.

Après l'assassinat d'un militaire américain par les forces panaméennes, George Bush avait finalement ordonné l'invasion du Panama, arguant entre autres que Manuel Noriega représentait une menace pour les 35.000 Américains présents dans la zone.

L'opération «Juste cause», lancée le 20 décembre 1989, a mis fin au régime du général en quelques jours. Environ 27.000 GI, dont 13.000 stationnés au Panama, avaient participé à l'offensive qui a officiellement fait 500 morts, mais plutôt des milliers selon des ONG.

Condamné à 40 ans de prison
Les soldats américains avaient pris possession des rues de la capitale et Manuel Noriega s'était rendu le 3 janvier 1990, après s'être réfugié deux semaines à l'ambassade du Vatican. Il affirmait que sa tête était mise à prix parce qu'il refusait de coopérer à un plan américain d'invasion du Nicaragua.

Condamné par un tribunal de Floride à 40 ans de prison pour trafic de drogues et blanchiment de capitaux, le général avait finalement vu sa peine réduite de moitié pour bonne conduite. Avant sa mort en 2017, Manuel Noriega a été détenu aux Etats-Unis, en France et au Panama pour trafic de drogue, blanchiment de fonds et disparitions forcées d'opposants pendant qu'il était au pouvoir (1983-1989).

Avant la capture de Nicolas Maduro, «Juste cause» était la dernière intervention militaire américaine en date en Amérique latine. Ce samedi, l'exfiltration du président vénézuélien a eu lieu lors d'une «attaque de grande envergure» d'après Donald Trump, après des mois de tensions entre les deux pays.

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De fortes explosions ont secoué Caracas et sa région cette nuit, peu avant 2h du matin et pendant plus d'une heure. Le ministère américain de la Justice a d'ores et déjà annoncé de futures poursuites pour trafic de drogue et terrorisme à l'encontre de Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores.


RFI: «Il doit faire gaffe»: après le renversement de Maduro, l'administration Trump menace d’autres dirigeants

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260103-il-devrait-faire-attention-%C3%A0-ses-fesses-apr%C3%A8s-le-renversement-de-maduro-l-administration-menace-d-autres-dirigeantsle

«Il doit faire gaffe»: après le renversement de Maduro, l'administration Trump menace d’autres dirigeants
www.rfi.fr
Les États-Unis ont ‍enlevé samedi 3 janvier le président vénézuélien Nicolas ​Maduro qu'ils accusent depuis des mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Lors d'une conférence de presse, Donald Trump a laissé entendre que le même sort pourrait attendre d'autres dirigeants dans le monde.

Publié le : 03/01/2026 - 22:16

4 min Temps de lecture
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse après l'intervention militaire américaine au Venezuela depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 3 janvier 2026.
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse après l'intervention militaire américaine au Venezuela depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 3 janvier 2026. AFP - JIM WATSON
Par : Marc Etcheverry Suivre
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Washington n'avait pas recouru à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l'invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines sont intervenues, au milieu de détonations, dans la capitale Caracas et ont enlevé le couple présidentiel.

Nicolas Maduro et son épouse feront désormais face à la justice américaine, des poursuites pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis ayant été engagées.

À lire aussiVenezuela-États-Unis: des sanctions à l'intervention militaire, chronologie d’une escalade

Lors d'une conférence de presse tenue avec le secrétaire d'État Marco Rubio, celui à la Défense, Pete Hegseth et le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, Donald Trump ne s'est pas contenté de décrire avec enthousiasme le « succès » de cette intervention. Il a aussi menacé d'autres dirigeants, notamment son homologue colombien Gustavo Petro : « Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l'expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il notamment déclaré.

Cuba est aussi dans la ligne de mire de l'administration Trump. « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a déclaré de son côté Marco Rubio, ajoutant que le pays était une « catastrophe » et « dirigé par des hommes incompétents et séniles ».

« Marco Rubio a construit sa carrière politique sur une volonté de changement de régime à La Havane et à Caracas, rappelle Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l'Université de Rouen, sur nos antennes. Son implantation électorale est en Floride où il a été élu grâce aux communautés latino-américaines - surtout cubaine et vénézuélienne - anti-communistes. Ce type de politique va favoriser sa popularité dans ces communautés. »

Un coup difficile à reproduire
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Lors de ce même point presse, le président américain a également réitéré ses menaces contre le régime iranien si celui-ci était responsable de la mort de manifestants, alors que le pays est secoué par une importante vague de contestation.

Ces dirigeants devraient-ils redouter d'être les « prochains sur la liste » ? Si le pouvoir iranien a déjà été ébranlé par une action américaine d'ampleur - le bombardement de ses sites nucléaires en juin dernier - Bogota n'aurait pas à s'inquiéter outre mesure, selon l'ancien officier Guillaume Ancel, auteur du blog Ne pas subir.

Et ce pour deux raisons : « La première, c'est que le succès de l'opération menée par les Américains reposait sur la surprise. Tout le monde a été sidéré et est en train de se dire : “Comment sont-ils allés kidnapper un couple présidentiel dans un grand pays ?” Parce que le Venezuela est un grand pays avec une forte armée et qui s'attendait malgré tout à un acte de force - mais pas de ce type-là -, de la part des États-Unis. Par conséquent, reproduire une action du même type serait impossible contre la Colombie. »

« D'autre part, poursuit l'expert, le pouvoir américain ne doit pas négliger le sujet de la politique interne. Il n'avait pas prévenu le Congrès, il est obligé de le faire maintenant. Si jamais il voulait lancer une intervention plus longue, il lui faudrait l'autorisation [des parlementaires]. On se rappelle que l'une des bases électorales de Donald Trump était de dire : “Je serai le président qui ne nous emmènera plus dans des aventures guerrières. Je suis contre la guerre”. Or là, ce qu'il vient de faire, c'est de déclencher une opération militaire, une opération de guerre contre le Venezuela. »

Concernant Cuba, Thomas Posado ne voit pas non plus de menace imminente. « S'il arrivait à renverser Miguel Diaz-Canel à Cuba, ce serait un trophée de guerre de plus pour Marco Rubio. Maintenant, c'est déjà presque un miracle du point de vue militaire d'avoir réussi cette opération au Venezuela, et on peut imaginer que les miracles ne vont pas se reproduire. D'autant plus que les États latino-américains sont désormais informés des méthodes de l'administration Trump. Cela va donc être beaucoup plus compliqué de gérer différents fronts. »


DIRECT. Venezuela : la Chine appelle à « libérer » Maduro, la Corée du Nord dénonce « une grave atteinte à la souveraineté »

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été incarcéré samedi à New York après sa capture par les États-Unis, qui ont annoncé leur intention de «diriger» la transition au Venezuela et d'exploiter ses vastes réserves de pétrole. Le Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodriguez d'assurer l'intérim du pouvoir.
La Chine appelle ce dimanche à « libérer » Maduro, la Corée du Nord dénonce « une grave atteinte à la souveraineté ». (Illustration) AFP/Juan Barreto
11:17
La Corée du Nord dénonce la capture de Maduro comme une « grave atteinte à la souveraineté » du Venezuela
La Corée du Nord a dénoncé dimanche la capture par les États-Unis du président vénézuélien, Nicolás Maduro, comme une « grave atteinte à la souveraineté », selon les médias d’État.
Le ministère des Affaires étrangères « condamne fermement l’acte d’hégémonie commis par les États-Unis au Venezuela », a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA, évoquant « un exemple qui confirme une fois le caractère voyou et brutal des États-Unis ».
11:00
Un conseil de l’ONU doit se réunir lundi
À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi matin, deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le président socialiste autoritaire. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.
10:45
« Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous »
Des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolás Maduro.
« Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous », a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.
10:19
Le
Une vice-présidente déterminée
Première dans l’ordre de succession au pouvoir, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a réagi en direct à la télévision, affirmant que Nicolas Maduro était « l’unique président » du pays et exigeant sa « libération immédiate ». « Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national », a déclaré Delcy Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense.
Réactions mitigées à l'international
La France a plaidé pour une transition assurée « au plus vite » par le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, tandis que Madrid a appelé à une transition « juste et dans le dialogue ». Londres a annoncé des discussions avec Washington « dans les jours à venir » sur le sujet.
Moscou a « exhorté » les États-Unis à « libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse ». Pékin, un autre allié de Caracas, a « condamné fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leur action contre son président ».
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété « que le droit international n’ait pas été respecté », déplorant un « dangereux précédent ».
Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei, et par Israël.
https://www.leparisien.fr/international/direct-venezuela-maduro-incarcere-aux-etats-unis-la-vice-presidente-exercera-par-interim-ses-pouvoirs-04-01-2026-ACUXSY5UBVAZPBIJTIOVIROCXE.php?at_medium=Social

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