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Mazarine Mitterrand Pingeot est-elle logée dans un château aux frais du contribuable ? C'est faux [ElseNews]

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Mazarine Mitterrand Pingeot est-elle logée dans un château aux frais du contribuable ? C'est faux

La progéniture d’un président mort depuis trente ans entretenue par nos impôts ? C’est ce qu’affirment de nombreux posts sur les réseaux sociaux à propos de l’autrice Mazarine Mitterrand Pingeot, fille de François Mitterrand. Selon ce contenu X vu par plus de 200.000 internautes en quelques jours, « Mazarine actuellement occupe toujours le château de Souzy-la-Briche, et bénéficie pour sa protection d’un poste à cheval de huit gendarmes gardes républicains, chevaux, 4×4 et autres véhicules ». Un texte repris du réseau social russe VK, où le « scandale » semble avoir d’abord émergé en août 2024. Depuis, l’info s’est répandue un peu partout, avec de multiples partages sur X et Facebook entre autres.
Vos impôts paient-ils un train de vie luxueux à la fille d’un ancien Président ? Prudence… - X
Sans surprise, cette annonce provoque l’ire de nombreux contribuables, qui s’insurgent en commentaires.
On vérifie ?
FAKE OFF
20 Minutes ne vous révélera pas l’adresse personnelle de Mazarine Mitterrand Pingeot, mais ce qui semble certain, c’est que ce n’est pas le château de Souzy-la-Briche.
Le château de Souzy-la-Briche : un lieu de villégiature déserté
Propriété de l’État depuis le début des années 1970, le château de Souzy-la-Briche est une résidence de villégiature officielle de la République française mise à la disposition, selon les périodes, du Président ou du Premier ministre.
Comme la presse l’a largement rapporté au fil des décennies, François Mitterrand s’en est servi tout au long de son mandat… dans la plus grande discrétion, pour passer des week-ends avec sa maîtresse Anne Pingeot et leur fille, Mazarine, dont l’existence n’a été révélée qu’en 1994. Alors, l’État dépense 2,5 millions de francs pour rénover les lieux : une dilapidation d’argent public à des fins personnelles certes contestable… mais qui remonte à 1982.
Après la mort de François Mitterrand, le château a généré peu d’intérêt chez nos dirigeants : occasionnellement occupé par la femme et la fille de Jacques Chirac, François Fillon, Manuel Valls, Édouard Philippe ou Jean Castex, il demeure vide la plupart du temps. En 2008, la Cour des comptes dénonce d’ailleurs un coût d’entretien « très élevé dès lors que cette résidence n’a jamais été utilisée depuis la fin du mandat du Président Mitterrand ». En 2019, Le Point rapporte que « le discret château des présidents » se trouve dans un état de « torpeur et sommeille avec ses fantômes ».
Rien n’indique en tout cas que Mazarine Mitterrand Pingeot y a remis les pieds depuis 1995, l’usage des lieux étant en principe réservé aux Présidents et Premiers ministres en fonction (ou, occasionnellement, à des chefs d’État étrangers en visite officielle).
Une protection policière possible, mais improbable
Autre fait largement rapporté par les médias, le dispositif de sûreté dont Mazarine Mitterrand Pingeot a fait l’objet… de 1982 à 1995. Alors, François Mitterrand avait bel et bien mandaté huit gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République à cet effet.
Si aucun texte de loi ne garantit une protection à vie des proches d’anciens Présidents, celle-ci est possible dès lors qu’elle est estimée nécessaire, et peut également être affectée au Service de la protection de la Police nationale. Rien n’indique toutefois que Mazarine Mitterrand Pingeot fasse l’objet d’un tel dispositif. Dans un entretien au Point, celle-ci expliquait d’ailleurs que dès l’âge de « 16 ou 17 ans », elle ne voulait plus être sous surveillance : « Je ne [voulais] plus être entourée de gardes du corps, même si je m’entendais bien avec eux. J’[essayais] de les semer. »
Si Mazarine Mitterrand Pingeot demeure une personnalité publique, c’est grâce à sa carrière littéraire : trois décennies après la présidence et le décès de son père, rien ne semble justifier qu’elle fasse l’objet de menaces particulières, donc d’une protection.
En conclusion, nous avons de toute évidence affaire à une infox élaborée en Russie, puis relayée dans l’Hexagone afin d’alimenter la défiance des Français vis-à-vis des institutions.
https://www.20minutes.fr/societe/4193787-20251231-mazarine-mitterrand-pingeot-logee-chateau-frais-contribuable-prudence

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