Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l’invitée du “8h30 franceinfo”, vendredi 23 janvier 2026
Article rédigé par
- Édité par Didier Mesgard
Radio France
Publié le 23/01/2026 11:06 Mis à jour le 23/01/2026 11:06
Temps de lecture : 2min
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, vednredi 23 janvier 2026. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
L'IA doit “s'anticiper, se négocier” en entreprise et ne doit pas être “imposée de façon unilatérale par l’employeur, sinon c’est catastrophique pour l’emploi”, alerte Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, secrétaire générale de la CGT. Invitée du “8h30 franceinfo”, vendredi 23 janvier 2026, elle répondait aux questions d'Hadrien Bect et de Camille Vigogne Le Coat. Le géant informatique Capgemini envisage de supprimer jusqu'à 2 400 postes au sein de filières menacées par l'intelligence artificielle, soit près de 7% des 35 000 postes de Capgemini en France. Pour Sophie Binet, l’intelligence artificielle pose “des questions éthiques”.
“Qu'est-ce qu'on veut confier à des algorithmes ?”, questionne Sophie Binet. Elle pointe également l'enjeu social : “Là, sur Capgemini, les syndicats ont appris le plan de licenciement XXL par voie de presse. Ça ne nous a même pas été annoncé par la direction. L'intelligence artificielle, ça doit s'anticiper, se négocier collectivement en entreprise pour savoir quel dispositif de formation, quel dispositif de mobilité professionnelle, qu'est ce qu'on automatise ou pas, ça ne doit pas être imposé comme ça, de façon unilatérale par l'employeur, sinon c’est catastrophique pour l’emploi”, ajoute-t-elle. Sophie Binet interroge également les directions “très dangereuses pour notre civilisation” que peut amener le progrès technologique “imposé”. “Nous, on n'est pas contre le progrès technologique. L'industrie a été beaucoup automatisée, ça a permis de faire baisser la pénibilité des métiers”, souligne la leader de la CGT. Elle précise cependant qu'il faut que les salariés “gardent la maîtrise du progrès technologique. Aujourd'hui, c'est un progrès technologique qui nous est imposé, qu'on ne maîtrise pas”.
Sur la question de savoir si le temps de travail pourrait baisser avec l’utilisation plus poussée de l’intelligence artificielle et des robots, la patronne de la CGT appelle à la prudence et précise “qu’il faut que le progrès technologique serve le progrès social”.“Aujourd'hui, ce qui est fait, c'est qu'il y a des licenciements massifs et que cette baisse du temps de travail se traduit par une augmentation du chômage et de la précarité, pas par une réduction du temps de travail négocié collectivement”, ajoute-t-elle.
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