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Bruno Retailleau reprend la propagande de Trump sur le Venezuela et dit n’importe quoi [ElseNews]

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Bruno Retailleau reprend la propagande de Trump sur le Venezuela et dit n’importe quoi

Politique 08/01/2026 11:02 Actualisé le 08/01/2026 12:11
Le président de LR justifie l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse par une supposée « légitime défense ». Au mépris du droit international.

CARINE SCHMITT / Hans Lucas via AFP
Bruno Retailleau le 7 janvier 2026 à Paris.
Bruno Retailleau n’a pas été choqué par l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Les images ont pourtant sidéré le monde entier. Un président emmené de force aux États-Unis lors d’une opération commando des plus spectaculaires ? De la « légitime défense », pour le patron des LR, qui accuse le leader chaviste d’avoir été « l’allié des narcotrafiquants, du Hezbollah et du Hamas ».
L’ancien ministre de l’Intérieur reprend ainsi à son compte toute la propagande développée par Donald Trump pour justifier l’enlèvement (rarissime) d’un chef d’État. Sans rappeler que le Venezuela dispose d’une manne importante de pétrole, sur laquelle lorgnent depuis toujours les États-Unis. « Il y a, dans le droit international, deux cas d’intervention légale par la force : soit une décision du Conseil de sécurité des Nations Unies, soit l’article 51 de légitime défense », a expliqué Bruno Retailleau sur France Inter ce jeudi 8 janvier.
Selon lui, « les Américains étaient fondés » à recourir à cet article 51 sur la base d’accusations de « narcotrafic », étant entendu que Nicolás Maduro était « un individu et non un président ». Les États-Unis ont bien convoqué le couple de leaders vénézuéliens devant un tribunal pour y répondre d’accusations de « narcoterrorisme » et d’importation de « tonnes de cocaïne ». Mais le droit international ne laisse aucune place au doute : l’attaque américaine au Venezuela est une « agression », et le statut des forces américaines là-bas n’a pas de base légale.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est ainsi inquiété, dès le 3 janvier dans un communiqué, d’un « dangereux précédent » et a appelé au « plein respect – par tous – du droit international ». Peu importe en réalité que l’opération américaine ait permis de kidnapper un dictateur. « C’est illégal, a également rappelé le ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du Sud, Ronald Lamola. Une force unilatérale de cette nature sape la stabilité de l’ordre international et le principe d’égalité entre les nations. »
À géométrie variable ?
Les démocrates américains ont aussi contesté la lecture des événements faite par le camp Trump. « Ce n’était pas seulement une opération antistupéfiants, c’était un acte de guerre », a brocardé Hakeem Jeffries, le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants sur NBC. « Ils ont pénétré au Venezuela, bombardé des sites aussi bien civils que militaires. Et c’est une violation de la loi de faire ce qu’ils ont fait sans obtenir l’autorisation du Congrès », a ajouté son homologue au Sénat, Chuck Schumer.
Au-delà d’ignorer ce que dit l’ONU et le droit international, Bruno Retailleau semble, en plus, s’y référer quand ça l’arrange. Car il fait la différence entre l’entrée des États-Unis sur le territoire vénézuélien et une éventuelle invasion du Groenland… à laquelle se prépare Trump. « À ce que je sache, le Danemark est une démocratie et les institutions danoises sont des institutions légitimes. Par conséquent, le droit international ne permet pas de toucher précisément au Groenland », a affirmé le président des LR. Peu de personnalités politiques en France ont apporté leur soutien à l’enlèvement du président vénézuélien. Même Jordan Bardella, au Rassemblement national, a rappelé que « le respect du droit international et de la souveraineté des États ne peut être à géométrie variable ».
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/bruno-retailleau-reprend-la-propagande-de-trump-sur-le-venezuela-et-dit-n-importe-quoi_258999.html

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