Utilisateur non connecté
En plein conflit avec les États-Unis et Donald Trump, l’Union européenne prépare discrètement une ferme contre-attaque sur les questions numériques [ElseNews]

Outils pour utilisateurs

Outils du site


elsenews:spot-2026:01:gafa-europe

En plein conflit avec les États-Unis et Donald Trump, l’Union européenne prépare discrètement une ferme contre-attaque sur les questions numériques

En plein conflit avec les États-Unis et Donald Trump, l’Union européenne prépare discrètement sa contre-attaque sur les questions numériques - BFM Tech
Alors que l'administration Trump et la Silicon Valley vocifère et monte (respectivement) contre les règlements européens DSA et DMA, l’Union européenne prépare en toute discrétion sa riposte sur les enjeux numériques. Les actions engagées contre Google, Meta, Apple et X testeront la détermination de Bruxelles à faire respecter ses règles.
La bataille du numérique se poursuit. Le 24 décembre 2025, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé que Thierry Breton serait interdit d’entrée aux États-Unis, au même titre que plusieurs responsables européens et britanniques engagés dans la lutte contre les discours de haine en ligne, dont Imran Ahmed, Clare Melford, Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon.
Le département d’État américain a présenté Thierry Breton comme le “cerveau” de la loi européenne sur les services numériques (DSA), le règlement encadrant les plateformes en ligne. Ce texte a notamment conduit à une amende de 120 millions d’euros infligée à X, le réseau social d’Elon Musk, et a cristallisé un bras de fer diplomatique de haut niveau entre Bruxelles et Washington.
Si les réactions de responsables européens sont restées assez timorées, malgré une condamnation quasi uninamine, ils ne comptent cependant pas stoppé leur régulation du secteur numérique. Selon le Financial Times, l’Union européenne prévoit, en effet, de durcir en 2026 l’application de ses règles numériques à l’encontre des géants technologiques américains comme Google, Meta, Apple et X, ce qui annonce de nouveaux affrontements avec ces entreprises et avec Donald Trump.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président des États-Unis Donald Trump le 27 juillet 2025 © Andrew Harnik
Après des années de négociations législatives, la Commission européenne veut désormais faire respecter ces réglementations, malgré un contexte politique tendu. Bruxelles doit ainsi trouver un équilibre délicat entre l’application de ses règles, le risque d’une guerre commerciale avec les États-Unis et les enjeux géopolitiques.
La Commission européenne doit désormais décider jusqu’où aller dans son action contre Google, accusé de favoriser ses propres services, avec la possibilité d’infliger de lourdes amendes à sa maison mère, Alphabet. L’application de la loi sur les services numériques (DSA) s’annonce toutefois plus complexe en 2026: jusqu’ici, Bruxelles s’était concentrée sur des dossiers consensuels tels que la protection des mineurs, la sécurité des plateformes de commerce en ligne ou la lutte contre la fraude, un choix stratégique dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
Des dossiers chauds
Le 5 septembre dernier, la Commission européenne a cependant frappé dur en annonçant une amende record de 2,95 milliards d’euros contre Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité en ligne. Cette décision visait à envoyer un signal fort au géant américain de la tech et à affirmer la fermeté de Bruxelles face aux pratiques jugées anticoncurrentielles.
Mais la sanction a suscité une vive réaction aux États-Unis. Le président Donald Trump a rapidement réitéré ses menaces d’imposer de nouveaux droits de douane à l’Europe, relançant les tensions commerciales transatlantiques et fragilisant la trêve fragile entre Washington et Bruxelles.
Les tensions se sont intensifiées sur d’autres dossiers, comme l’amende de 120 millions d’euros infligée en décembre à X pour non-respect des règles de transparence. La décision, saluée par le gouvernement français, a été perçue comme une censure par les autorités américaines, tandis qu’Elon Musk appelait à “abolir l’Union européenne” pour restaurer la souveraineté des peuples. Dans la foulée, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a dénoncé l’opération comme “une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain”, promettant une réaction ferme.
Le siège de Google à Mountain View en Californie (Etats-Unis) © JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Parallèlement, Apple se retrouve également dans le collimateur de l’UE. Une vingtaine de développeurs et d’associations de consommateurs, relayés par Reuters, demandent un renforcement du contrôle européen, accusant l’entreprise de contourner le DMA en imposant des frais sur les transactions réalisées via son écosystème, y compris hors de l’App Store.
Malgré une amende de 500 millions de dollars et une baisse partielle des commissions, Apple continuerait selon la Coalition pour l’équité des applications à désavantager les développeurs européens. La coalition réclame désormais à la Commission européenne d’imposer une ouverture réelle et, si nécessaire, de saisir la Cour de justice pour faire respecter pleinement la législation.
L'enjeu des lobbies
Les entreprises de la tech n’ont jamais dépensé autant pour influencer les décisions de l’Union européenne, selon une étude récente, à un moment où elles s’opposent de plus en plus aux réglementations européennes sur le numérique. Les 733 groupes du secteur enregistrés à Bruxelles dépensent désormais 151 millions d’euros par an pour défendre leurs intérêts, contre 113 millions il y a deux ans, d’après les données du registre de transparence de l’UE compilées par deux ONG.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononce son discours annuel sur l'état de l'Union lors d'une séance plénière au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 10 septembre 2025. © SÉBASTIEN BOZON / AFP
Cette montée des dépenses intervient alors que la filière conteste des textes majeurs comme le règlement sur les marchés numériques (DMA) et celui sur les services numériques (DSA), jugés par l’administration Trump discriminatoires envers les entreprises américaines, tandis que la Commission européenne prépare un renforcement de ses règles numériques.
Le lobbying est largement concentré entre les mains des géants américains de la tech. Les dix plus gros investisseurs, parmi lesquels Meta, Microsoft, Apple, Amazon, Qualcomm et Google, ont dépensé davantage que les dix premières entreprises des secteurs pharmaceutique, financier et automobile réunis.
Depuis 2023, Amazon, Microsoft et Meta ont augmenté leurs budgets respectifs de plusieurs millions d’euros, et l’organisation professionnelle Digital Europe, qui regroupe de nombreux grands noms américains, a elle aussi accru ses moyens de lobbying. Meta reste en tête, avec plus de 10 millions d’euros consacrés à influencer les décisions européennes.
Donald Trump autorise Nvidia à vendre en Chine – 09/12
https://www.bfmtv.com/tech/vie-numerique/en-plein-conflit-avec-les-etats-unis-et-donald-trump-l-union-europeenne-prepare-discretement-une-ferme-contre-attaque-sur-les-questions-numeriques_AN-202601050836.html

× iphelper toolbox

you see this when javscript or css is not working correct

Untested
IP Address:
First usable:
Subnet:
Last usable:
CIDR:
Amount of usable:
Network address:
Reverse address:
Broadcast address:

elsenews/spot-2026/01/gafa-europe.txt · Dernière modification: 08/01/2026/H09:26:57 (modification externe)