Vous ne postez jamais sur les réseaux sociaux ? Ce silence peut cacher des fragilités psychologiques que vous ignorez - Marie France, magazine féminin
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Vous ne postez jamais sur Instagram, TikTok ou Facebook, mais vous connaissez par cœur les vacances, les soirées et même les dramas de vos contacts. Dans l’ombre du fil d’actualité, cette foule d’observateurs silencieux intrigue autant qu’elle structure la vie numérique, sans que l’on sache toujours ce qui se joue dans leur tête.
Les études sur la participation en ligne montrent qu’environ 90 % des utilisateurs se contentent de regarder sans jamais rien publier, quand une minorité crée la quasi‑totalité des contenus. Autrement dit, ce comportement est la norme sur les réseaux sociaux ; derrière ce silence, la psychologie décrit pourtant des profils très différents, entre choix assumé et fragilités plus cachées.
Qui sont ces observateurs silencieux des réseaux sociaux ?
Ces utilisateurs regardent les stories, lisent les commentaires, suivent des influenceurs, mais ne cliquent presque jamais sur publier. Global English Editing les décrit comme des personnes qui passent beaucoup de temps à analyser ce qu’elles voient, à se demander pourquoi quelqu’un partage tel coucher de soleil ou telle séance de sport, plutôt qu’à mettre elles‑mêmes leur vie en scène.
Ils utilisent souvent cet usage passif comme une fenêtre sur le monde, un moyen de s’informer, d’observer les codes sociaux ou de nourrir leur curiosité. Plusieurs travaux populaires cités par Marie France ou DMNews décrivent des profils plutôt introvertis, très attentifs à leur image, qui préfèrent protéger leur vie privée et garder une frontière nette entre leur existence en ligne et leurs relations réelles.
Ce que leur silence dit de leur personnalité
L’axe commun reste une forte introspection : ces silent scrollers regardent surtout vers l’intérieur. Ils possèdent une conscience aiguë de la façon dont ils pourraient être perçus, au point que chaque post potentiel devient un casse‑tête. Selon Global English Editing, beaucoup se répètent des phrases comme “Je ne suis tout simplement pas assez créatif”, “Ma vie n’est pas si intéressante” ou “Je suis nul pour prendre des photos”, ce qui nourrit perfectionnisme et autocensure.
Cette personnalité observatrice a un revers. PourquoiDocteur rappelle que sur Instagram, TikTok ou Facebook, chacun met surtout en avant le meilleur de sa vie, ce qui alimente la comparaison sociale et peut générer sentiment d’infériorité, frustration et insatisfaction. Chez les adolescents français, une modélisation menée par l’AP‑HP, l’Inserm et l’Université Paris Cité estime qu’un usage intensif des réseaux serait associé à environ 590 000 cas supplémentaires de dépression au cours de la vie, surtout chez les jeunes déjà fragiles.
Quand ne jamais publier devient un problème… ou une protection
Pour certaines personnes, ce silence en ligne traduit un vrai choix d’hygiène mentale : elles préfèrent des échanges plus authentiques hors écran, mettent leur téléphone de côté en présence de proches et gardent pour elles les moments importants. Global English Editing souligne d’ailleurs que ces observateurs entretiennent souvent des frontières plus solides entre vie numérique et vie réelle, ce qui peut soutenir l’estime de soi plutôt que la fragiliser. Si, au contraire, le scroll laisse souvent un malaise, le sentiment de ne jamais être à la hauteur ou des difficultés de sommeil, PourquoiDocteur conseille de faire des pauses numériques, de parler de ses ressentis et de rechercher des échanges plus authentiques.
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