Sarah Knafo tape du poing sur la table. Alors que le débat fait rage au sujet de la conformité au droit international de l'exfiltration de force du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro afin qu'il soit jugé aux États-Unis, la députée européenne Reconquête a souhaité mettre les points sur les « i ». « Je suis sidérée des réactions politiques à la capture de Maduro. De la droite à l’extrême gauche, j’ai entendu parler de droit international pour un homme qui a fraudé les élections, enfermé ses opposants, affamé son peuple et accueilli le Hezbollah et l’Iran sur son sol », a-t-elle asséné dans une vidéo postée sur X.Sidérée des réactions de la classe politique à la capture de Maduro.
Pompée disait déjà : « Arrêtez de citer vos lois à des hommes armés d’épées ! » ⤵️ pic.twitter.com/slzopQjpj0— Sarah Knafo (@knafo_sarah) January 4, 2026
« Qu’a fait le droit international pour le peuple vénézuélien depuis 1999 ? 8 millions de Vénézuéliens ont été forcés de fuir leur pays, a rappelé Sarah Knafo. C’est ça, le droit ? Le droit est censé protéger les peuples contre la tyrannie, pas protéger les tyrans contre les peuples. J’ai entendu le mot de “souveraineté”, qui a été galvaudé. Ce mot vient du peuple, qui est l’autorité suprême ». Et d’ajouter : « La souveraineté ne signifie pas offrir le droit à un narco-dictateur de nuire au reste du monde, de menacer nos intérêts en transformant son propre pays en exportateur de drogue, en plaque tournante de la cocaïne qui inonde le monde et empoisonne notre jeunesse. »
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« Quand un narco-dictateur viole notre souveraineté en utilisant les armes de guerre que sont le trafic de drogue et l’invasion migratoire, ça n’est pas de l’ingérence que de répondre »
La députée européenne, enfin, juge déplacé de parler d'« ingérence » à propos de l'intervention américaine, dans la mesure où celle-ci constitue, à ses yeux, une réaction aux actes hostiles de Caracas envers l'Occident : « Quand un narco-dictateur viole notre souveraineté en utilisant les armes de guerre que sont le trafic de drogue et l’invasion migratoire, ça n’est pas de l’ingérence que de répondre, mais de la légitime défense. ».
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Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi derniers une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et Donald Trump a annoncé que ses forces avaient « capturé et exfiltré » son dirigeant. Lors d’une conférence de presse, le locataire de la Maison-Blanche a ajouté que Nicolas Maduro et sa femme allaient « être traduits devant la justice américaine », notamment pour narcoterrorisme. En outre, le président américain a évoqué ouvertement l'activité économique que pourrait générer cette opération : « Nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars (…) et commencer à faire gagner de l’argent au pays », s’est-t-il félicité.
Le leader vénézuélien déchu est arrivé samedi 3 janvier sur le sol américain. Il a été incarcéré à New York et doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi. Face à la vacance du pouvoir, la Cour suprême du Venezuela a désigné la vice-présidente Delcy Rodriguez pour exercer les fonctions auparavant assurées par Nicolas Maduro. L’armée lui a confirmé son soutien, tandis que Donald Trump l’a avertie qu’elle risquait le même sort que Maduro si elle n’agissait pas « comme il faut ».
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