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En pleine traversée du désert, Doc Gynéco (51 ans) a dû pointer au chômage : “83,31€ d'allocations par jour”
Par Romain Fiaschetti - Publié le 07 Jan 2026 à 14:00
Doc Gynéco a connu, après ses années de gloire et de polémiques, une période plus sombre marquée par un net recul médiatique et artistique.
Doc Gynéco est une figure historique du rap français des années 1990, auteur de l’album culte Première consultation qui a notamment révélé des titres comme Viens voir le docteur et Vanessa, devenus des classiques du genre. Au fil de sa carrière, l'artiste, qui a eu la chance de côtoyer Johnny Hallyday, a souvent fait parler de lui non seulement pour sa musique, mais aussi pour ses prises de position et ses apparitions médiatiques qui ont parfois suscité la polémique.
Particulièrement médiatisé dans les années 2000, il s’est retrouvé sur plusieurs plateaux télévisés vedettes, allant de débats culturels à des formats plus grand public, où il a toujours assumé ses opinions, bonnes comme controversées. Sa vie personnelle a également fait l’objet d’attention des médias, notamment à propos d’une relation passagère qu’il a eue avec l’écrivaine Christine Angot.
Doc Gynéco et Christine Angot : une histoire torride sous la couette
Une des relations de Doc Gynéco ayant retenu l’attention de la presse est en effet celle qu’il a entretenue avec l’écrivaine Christine Angot au milieu des années 2000. Dans une interview accordée à l’occasion des 20 ans de son premier album Première consultation, il s’exprimait à propos de cette liaison, notamment en évoquant la manière dont son ex-compagne avait inspiré ses écrits.
“Ce que j'aime chez Christine, c'est son côté araignée, veuve noire… On m'a demandé pourquoi je ne m'étais pas plaint, mais c'est ce que j'aime chez elle. C'est comme ça qu'elle nourrit son art : elle mange ses amants”, confiait-il à nos confrères de Next au sujet de son ancienne compagne. Doc Gynéco expliquait également que ce rapprochement, avec Christine Angot, avait eu lieu à partir d’une passion commune pour la littérature. Il a en effet rencontré l’écrivaine lors d’un Salon du livre. Et visiblement, tout roulé sous la couette entre les deux.
Dans son livre Le Marché des amants, paru aux Éditions du Seuil en 2008, Christine Angot relatait en détail ses ébats avec le rappeur : “On faisait l'amour, on jouissait. Il me prenait dans le vagin mais par-derrière. En me demandant de serrer mes jambes et de croiser mes chevilles. On arrivait chez moi, dans l'entrée en bas de l'immeuble, il soulevait ma jupe, une grande jupe large. Il me mettait face au mur. Baissait mon collant noir. Me demandait de me cambrer en prenant appui sur la porte. (…) Il bougeait peu, il suivait la musique. Je suivais tous ses micromouvements”.
S’il a passé du bon temps avec Christine Angot, Doc Gynéco a aussi connu une période plus difficile dans son quotidien. En effet, en mars 2010, Le Canard Enchaîné révélait un aspect beaucoup plus sombre de la trajectoire de Doc Gynéco, loin de l’image du rappeur à succès qui avait marqué les années 1990. Selon nos confrères, l’artiste s’était inscrit à Pôle emploi après une longue traversée du désert, une situation confirmée par ses propres déclarations.
Interrogé à ce sujet, Doc Gynéco avait reconnu percevoir “83,31 euros d’allocations chômage par jour”, indiquait le Parisien dans un article de 2010, un montant qui avait surpris le grand public, tant il contrastait avec les millions de disques vendus à l’époque de Première consultation. Loin de chercher à minimiser la situation, le rappeur se montrait franc et discret : “Oui, j’ai besoin d’argent comme tout le monde. Mais pour vivre… La belle époque est finie”, avouait-il, comme le révélait le Canard Enchaîné.
Dans cet entretien, l’artiste revenait également sur une déclaration passée, dans laquelle il affirmait qu’il ne s’inscrirait “jamais à l’ANPE”. Une position qu’il reconnaissait avoir abandonnée face à la réalité économique. “J'ai toujours refusé de m'inscrire à l'ANPE : pour moi, accepter c'était la fin”, lâchait-il avant d'avouer, quatre ans plus tard : “J'ai essayé tant que je pouvais de ne pas prendre l'argent de ceux qui en avaient réellement besoin mais dans la vie d'artiste, il y a des hauts et des bas”.
Cette situation s’inscrivait dans une période de recul médiatique et artistique pour le rappeur, marquée par des ventes de disques en baisse et une présence scénique plus rare. Doc Gynéco évoquait aussi l’impact de certaines prises de position politiques, notamment son soutien public à Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait provoqué une rupture avec une partie de son public historique.
Doc Gynéco
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